jeudi 17 avril 2014

VIVRE CRU Jour 6 Pâques

Réunionite aigüe aujourd'hui!
Ce matin, 9h30 à la FFS à Annecy pour écouter les bilans nationaux, 14h30 à Nantua pour le lycée et ce soir, 20h30 c'est moi qui présente mon bilan et mes sélections pour le comité. Tant mieux si tout se passe le même jour!
Qu'ai-je appris de cette journée? Qu'elle n'est pas terminée! Quoi d'autre? Qu'il faut savoir rester calme et regarder les choses avec du recul, savoir reconnaître ses fautes (ce que j'ai fait humblement) et écouter sa petite voix quand elle nous souffle des idées, les écrire immédiatement.
Le lac d'Annecy était superbe, vert ce matin, avec des rameurs fendant l'écume...
J'avais pris des légumes en bâtonnets pour le repas de midi dans le bus: carottes, asperge verte, courgette, pomme et bananes. En rendant visite à ma fille, j'ai avalé quelques amandes qui traînaient dans son placard et qu'elle ne mange pas, j'en avais vraiment besoin!
Et de retour à la maison, j'ai mangé 2 tranches de pain avec de la confiture.
J'ai lavé mon petit chien que je refusais de prendre sur mes genoux car il s'était roulé dans un beau caca odorant autour de chez mes parents. Une fois propre et sec, il est venu vers moi, tremblant et j'ai constaté à quel point je lui avais manqué toute la journée. Je ne peux rien lui refuser.
Quand je regarde mon Youki, je me dis qu'il est sûrement venu dans ma vie et celle de mes enfants pour une bonne raison; pour ce qui me concerne, c'est prendre soin d'un être vivant à part entière et le respecter. Non pas le dresser et le forcer à m'obéir mais écouter ses plaintes, ses envies, ses besoins tout en lui apprenant à faire des concessions. Il est adorable, gentil ,joueur, avec un tempérament de chien aimant courir après les chats. Ses mimiques sont très drôles et savoir les décripter vient avec le temps, comme quand on apprend à connaître les pleurs d'un enfant.
Et comme avec mes enfants, il m'arrive d'être injuste avec lui, impatiente, absente et c'est un art pour moi de savoir reconnaître ces moments où la tristesse arrive dans ses yeux.
Pour mon fils, Youki est là pour lui tenir compagnie quand je suis en réunion justement! Je sais que mon fils ne sera pas triste et n'aura pas peur car le chien est là. Il apprend à partager car Youki est très exclusif, je suis sa patronne et il n'aime être qu'avec moi pratiquement; c'est seulement quand il voit que je suis vraiment occupée qu'il va voir mes enfants.
Il sait être présent quand ils ont le blues.
Il aime manger des morceaux de pomme, des amandes, je vais essayer de le passer aux légumes!!
On est tellement heureux de l'avoir avec nous à la maison!

mercredi 16 avril 2014

VIVRE CRU Jour 5 Pâques

"50 milliards d'économie... Je vous demande des efforts..." Sympa comme message de bon matin! Repris en boucle par toutes les radios, ravies d'avoir enfin un os à ronger. Je constate toujours avec incrédulité la mauvaise foi de nos hommes politiques, reportant la faute, les très grandes fautes sur le peuple silencieux. Pourquoi se gêneraient-ils?
J'aimerai que mes amis français se rendent compte du discours anxiogènes de nos politiques au lieu de l'écouter benoîtement et de les croire!
Des économies? Et après, que se passera t-il? Nous aurons appris à patiner dans la semoule, à avancer d'un pas pour reculer de deux et nous resterons en tête de liste des pays vendant le plus d'anxiolytiques.
J'aimerai que tous, nous puissions, nous ayons la force et le courage de nous défaire des sentiments de culpabilité qu'on veut nous imposer de force! Que nous puissions regarder "l'à venir" avec confiance car il est possible, l'avenir radieux.
Que nous puissions nous adresser à nos enfants en leur faisant comprendre qu'ils peuvent vivre, travailler et aimer en confiance, loin des modèles de leurs parents.
Car oui, on repense les vieux schémas pour mieux en sortir!
Et oui, nous sommes déjà, non pas des centaines, mais des dizaines de milliers à penser et agir ainsi. Des dizaines de milliers à avoir adopté un mode de vie loin du consumérisme, naturel, dans la joie, dans le partage et encore des dizaines de milliers à être prêts à adopter ce mode de vie, ce retour vers quelque chose de nouveau, où la conscience collective est en inter-relation.
Où 1 + 1 = 3.
Une révolution? Se battre pour retrouver les valeurs bourgeoises? Non merci! Après la crise, tout redeviendra comme avant? Non merci! Nous avons déjà la solution, nous avons déjà notre système collectif où toutes les capacités, tous les talents sont mis en commun et où nous existons car nous donnons dans la joie. Non, ce n'est pas le système communiste car nous n'obéissons à aucun chef, à aucun gourou, à aucune politique. C'est la politique du bon sens, tout reste à faire, ce sera neuf, passionnant et respectueux de l'humanité.
Cela a déjà commencé pour moi, certains y sont déjà sans le savoir. Quand on est dans la joie, quand les obstacles de notre pensée tombent un à un, quand on peut pardonner, quand on sait donner sans attendre en retour, c'est cela. Entre autre!
Regardez bien autour de vous, soyez réceptifs à ces changements minimes et encouragez-les. Oublions le scepticisme, le fatalisme, le cynisme, retrouvons l'innocence, personne ne se moquera. Car nous sommes dans le vrai.
Ecoutez ce que votre esprit a à vous dire, méditez, ça vous aidera.
Sur YouTube, tapez "méditations guidées" et vous trouverez des méditations de toute longueur et sur tous les sujets. Le matin de préférence, réveillez-vous plus tôt et méditez.
Prenez votre rythme de la même façon que vous vous brossez les dents tous les soirs ou que vous allez aux toilettes le matin, méditez!
C'est le message que j'avais envie de vous faire passer aujourd'hui. Il est toujours temps de bien faire.
A demain!!

mardi 15 avril 2014

VIVRE CRU Jour 4 Pâques

Hello, hello!!
Bizzz, bizzz !
Meilleure humeur ce matin, bien dormi, mal aux poignets d'avoir bêché hier avec un instrument trop lourd? Ou bien les glucides ingurgités viennent-ils se loger dans mes articulations? A suivre demain matin.
Avez-vous déjà croqué des asperges crues? C'est un véritable délice! Leur parfum rappelle celui des petits pois frais, une seule asperge me suffit pour bien éliminer.
J'ai fait un gâteau pour mon fils (tout bio):
Le-gâteau-toujours-réussi:
3 oeufs,
80g de chocolat + 80g de beurre à fondre dans une casserole.
Mélanger ces ingrédients.
Ajouter le jus d'une demie orange,
une demie courgette râpée (pour le moelleux),
4 à 5 cuil. à soupe de farine (là, du petit-épeautre)
1 cuil. à café de levure chimique.
Goûter la pâte crue! (on n'est pas crudivore pour rien, le problème étant de s'arrêter...)
Cuire le temps qu'il faut à four 200° env, pas trop pour qu'il reste moelleux.

J'ai aussi visité le site Facebook de ma cousine: "Tout cru et tout bronzé". Laissez-vous tenter par ses recettes ultra simples et délicieuses, par l'ambiance joyeuse et par le rire des enfants. Félicitations !

J'ai accaparé mon banquier pendant 1h30 pour monter un dossier, merci à lui!
Je suis allée aider mon amie Véronique à déplacer ses ruches mortes (dont l'essaim est mort en hiver 2013) pour les nettoyer et les remettre en circuit. C'est très lourd! Une trentaine de kilos. Et avec l'essaim, les réserves de miel, les rayons pleins, c'est entre 50 et 60kg!
En passant, elle a ramassé le récipient recueillant le pollen et j'ai goûté: des pelotes de toutes les couleurs, jaunes, plusieurs tons de vert, rouges et en bouche, une explosion de parfums de fleurs! Miraculeux! Merci petites abeilles pour cette félicité, ce travail de patience, on prend soin de vous!
Les abeilles essaiment en ce moment c'est à dire que les essaims cherchent des ruches vides avec l'odeur de cire, de propolis. Il y a des éclaireuses qui partent en vadrouille et qui se chargent de prévenir leurs congénères dès qu'elles ont trouvé l'endroit idéal.
Les bienfaits de la propolis et du miel dans tous leurs états est proprement incroyable; sur des plaies ouvertes, ça a le pouvoir de reconstituer les chairs, de les refermer sans cicatrice et deux fois plus vite que des produits phytosanitaires de médecine moderne et classique. Je l'ai constaté de mes yeux vu sur le nez d'une femme du village.
What else dans ma cure de 10 jours avant Pâques? Thierry a fait un sujet sur l'hydrothérapie du côlon, une façon mécanique de nettoyer les intestins que j'essayerai quand j'en aurai les moyens...
Et boule qui roule amasse de la mousse!
Ma mère s'est mise sérieusement à manger un peu plus cru chaque jour tout en conservant des repas de légumes cuits, du riz, du thon, en se faisant des snacks de fruits crus. On s'échange les recettes, les meilleurs sites sur le sujet. Elle dort mieux, commence à dégonfler du ventre et dans quelques mois, je suis certaine qu'elle aura moins mal aux articulations.
De savoir que mon attitude encourage mes proches à s'y mettre pour leurs propres raisons, c'est aussi un peu le but de ma démarche. Donner, partager, aimer.
Je vous quitte avec ce ciel bleu pur, cet air frais du vent du nord qui fait geler blanc le matin, ces rayons de soleil couchant rasant dans les pins devant le balcon, mon petit chien blanc faisant la sieste sur son fauteuil, paisible et mon fils, dynamique, souriant qui ramène un ami à dormir.
Namaste chère Nature, merci de me donner la chance d'exister dans ce beau monde!
A demain les amis!

lundi 14 avril 2014

VIVRE CRU Jour 3 Pâques

Ouh! C'est dur aujourd'hui!
Ce matin, je me réveille avec la faim au ventre mais je sais que je n'ai pas faim, c'est un vieux réflexe. Et s'il y a bien un moment de la journée où je ne mettrai rien en bouche, où je ne dévierai pas de ma route, c'est le matin! J'aimerai être aussi déterminée le soir!
La vie n'est pas un long fleuve tranquille et c'est pour ça que je l'aime. Mes journées ne se ressemblent pas et ce n'est pas parce que j'ai des occupations diverses, des loisirs, des rencontres, des voyages. Tout se passe dans ma tête entre mes objectifs et ma volonté, la jolie voix de mon être de lumière et la voix discordante de mon côté sombre, celui qui prend plaisir à saboter mes belles résolutions! Vous en avez un aussi? Alors on se comprend.
Aujourd'hui, il se trouve que mon côté sombre s'est faufilé dans ma journée. Pourtant je suis allée courir pour la reprise de mon activité ce matin dans la nature fraîche avec mon petit chien tout heureux de se bouger enfin! Pas si mal la forme, le souffle est revenu rapidement, la proprioception est à retravailler, les muscles de la chaîne de la jambe à solliciter de nouveau mais sinon, tout va bien! Grand plaisir!
J'ai récupéré une nouvelle bouteille de sève précieuse et suis rentrée retrouver mon fils un peu souffrant. Et au menu de midi,salade de chou-fleur, chou rouge, persil. Je n'ai plus grand-chose dans le frigo et dans ces cas-là, une vieille angoisse de manquer se rappelle à moi. Et la voix discordante prend le dessus, difficile de la faire taire. C'est elle qui me souffle de prendre un carré de chocolat, 2 puis 3... Pour calmer un peu cette faim factice, cette peur, j'ai râpé 3 pommes de terre et je les ai fait cuire en galette avec poivre noir, curry et un peu de sel aux herbes. Très bonne. J'ai craqué sur le chocolat noir.
Que penser de cela? Qu'est-ce que mon corps a à me dire? Comment l'écouter sans me mentir? Je me sens un peu honteuse car je commence cette "cure" sous l'impulsion de Thierry, ravie de faire quelque chose avec un groupe. Mais dans ce groupe, plutôt que d'aller tous dans le même sens, il y a des esprits discordants pour qui cela est peut-être encore difficile, pas si important et cela déteint sur les faibles comme moi... Je ne cherche pas d'excuses, je suis en train de réfléchir tout en écrivant.
Ce que mon corps, mon esprit veulent me dire en définitive je pense, c'est: "une volonté collective passe par un esprit collectif et toutes nos forces doivent être tendues vers ce but de régénération, en aidant celles et ceux qui ont du mal et en portant celles et ceux qui y arrivent bien."
Ok, c'est clair! Je vais méditer là dessus et mettre mon esprit au service de ce groupe d'un peu plus de 1000 personnes tournées vers ce but de 10 jours de cure avec Thierry. Ca me fait beaucoup de bien de partager tout cela avec vous, je ne veux plus faire les choses toute seule, je vois mon "à venir" avec le groupe, le collectif et vous qui lisez ceci, en faites partie.
Que la journée se termine aussi bien qu'elle a commencée, peu importe l'entorse su milieu, elle m'aura appris à tourner mon esprit, mes idées, mes forces vers le groupe.
Bonne cure à vous autres, bonne journée, bon ensoleillement et belle découverte de vous-même!!!
A plus tard!

VIVRE CRU Jour 2 Pâques

Suite des aventures, aujourd'hui c'était jour de repos nutritionnel mais jour d'activités physiques:
ce matin, avec mon père, mon fils et son cousin, nous sommes allés relever les bouteilles de sève de bouleau qui donnent encore car les arbres vivent à 1000m d'altitude et avec la lune bientôt pleine, ça coule fort.
Toujours penser à remercier l'arbre de nous donner sa sève précieuse. Les bouleaux ont une écorce lisse et claire, douce. Prenez le temps de sentir le tronc, il a un parfum particulier.

Fin mars, percez le tronc avec une mèche de 5mm à au moins 1 mètre de hauteur. Placer un tube en plastique du même diamètre (pour éviter qu'il y ait un passage où pourraient se glisser des organismes néfastes à l'arbre) et le relier à un bouchon de bouteille percé. Et laisser gouter.
Avant tout cela, il faut parler à l'arbre pour lui expliquer ce que nous allons faire; ce n'est pas anodin de prendre la sève, "le sang" d'un végétal et de toute façon, l'arbre s'arrêtera de couler de lui -même. a ce moment-là, boucher avec une cheville de bois et un pansement de glaise épais. D'une année sur l'autre, votre arbre cicatrisera doucement et ne "saignera" pas chaque printemps. Changer d'arbre chaque année.
Ensuite nous sommes passés près du vieux (et gros) sapin pour lui dire qu'il était beau et il EST beau!


Et nous avons trouvé les dernières plaques de neige près de la belle tourbière. L'herbe sèche est encore aplatie, on peut se promener partout dans la nature sans être gêné par les frondaisons, les herbes hautes et c'est agréable, très calme.
L'après-midi, nous sommes montés sur les dunes au dessus du village où les enfants ont trouvé des géodes.
Une journée active sous le soleil, assez fraîche avec le vent du nord et revigorante.
J'ai bu du jus de bouleau toute la journée, beaucoup éliminé et le chou-fleur était délicieux ce soir. J'ai croqué 2 morceaux de chocolat, le dimanche c'est un peu jour de relâche... Demain, si je peux trouver quelques asperges, ça fera mon bonheur.
A très bientôt!!

dimanche 13 avril 2014

VIVRE CRU - Jour 1 Pâques

Hello! Sur l'initiative de Thierry via son site vivrecru.org, je me suis portée volontaire pour vivre avec lui et les nombreux autres, une dizaine de jours de jus. Mais connaissant Thierry, cela se traduit finalement par une expérience libérée des règles, des dogmes et des formatages. Pour reprendre une de ses expressions, il faut aller voir soi-même les limites de son cadre et non écouter ce que disent les autres. Si on me dit qu'il y a un précipice à 10 mètres et que je ne vais pas le voir de mes propres yeux, je tomberai dedans à la moindre inattention car je ne savais pas où il était.
Idem avec l'alimentation, si je me fie à ce qui se dit sans essayer, tester, aller voir, que saurai-je? Rien.
Donc, expérimentons!
Je commence avec une belle gueule de bois! Hier, j'ai vécu une très belle journée! Positive, collective, douce, qui m'a appris beaucoup. J'avais organisé un rassemblement fin de saison pour retrouver mes coureurs et leurs parents hors du cadre des compétitions. Chacun apportant de quoi se sustenter, salé et sucré. J'avais préparé une belle salade de carottes et sauce tomate-oignons frais, il y avait nombres de pizzas, quiches, petites entrées salées délicieuses le tout fait-maison. Des desserts attirants et fins, des légumes, des fruits. Du vin, des bières, des jus de fruits.
Ce buffet regorgeait d'ondes positives car préparé avec amour par chacun des participants. Le soleil était au rendez-vous, un beau temps de printemps tempéré. Il y avait des jeux, les jeunes s'exerçaient sur la slack-line, jouaient au rugby. Ça a ressemblé à ce que j'avais imaginé et je crois que tout le monde a apprécié ce moment de détente informel.
Au milieu de cette assemblée où quelques personnes savent que je mange cru, j'ai voulu être ouverte et reconnaissante de l'implication de chacun. Rien n'est interdit. Ce n'est pas parce que je mange cru qu'il m'est interdit de manger d'autres choses. J'ai mes propres règles et je ne vais pas commencer par dire: stop interdit! J'évite quotidiennement de manger certaines choses car cela me rend malade, je me concentre donc sur le cru. Mais dans ce cadre, je suis allée voir les limites.
J'ai bu quelques gorgées de vin, de bière, mangés d'excellents gâteau (visitation), de cookies, de far breton. Oui, je suis plus branchée sucrée et ça me rend moins malade que le fromage! Et mon état d'esprit n'a pas été de me goinfrer mais plutôt d'apprécier chaque bouchée sans culpabiliser.
J'ai vraiment ressenti l'énergie dans ce partage des victuailles, c'était agréable. Il faut dire que les plats étaient délicieux, les parents de mes jeunes cuisinent très bien !!
Le soir, anniversaire de mon frère et ce que je retiendrai de ce qu'il a dit (car il faut pouvoir retenir au moins une chose des gens qu'on croise) c'est: ne sois pas raisonnable, sois déraisonnable!
J'ai mangé qq cacahuettes et le bon gâteau au chocolat de ma mère. En plus des fenouils, carottes et petits pois en dip, trempés dans ma sauce à l'avocat. Nous étions autour du feu sous la lune presque pleine, les chiens furetaient dans la nuit, on se serraient pour ne pas ressentir le froid qui gagnait l'herbe, c'était calme et les enfants parlaient.
J'avais le ventre gonflé en rentrant et ce matin, la gueule de bois. Mais je ne regrette rien! J'ai mangé en conscience, en appréciant chaque bouchée, en sachant que j'étais proche des limites de mon cadre et dans le contrôle. Bénéfique!
Pour continuer sur ce 2ème jour et après mes écarts de la veille, ce sera cure de jus de bouleau toute la journée, un peu de sport avec footing léger ce matin, étirements et marche cet après midi. Mes muscles veulent se bouger depuis quelques jours. J'ai besoin d'aller voir mon arbre d'inspiration pour me pencher sur le programme d'entrainement de cette année qui arrive pour mes jeunes. Trouver l'inspiration, les idées viennent doucement et les laisser venir à moi, organiser tout cela et appliquer.
Voilà pour mon deuxième jour!
A bientôt!

lundi 7 avril 2014

REFLEXIONS SUR LE VIVRE CRU

Je vois que mon dernier article a été bien suivi, je vous en remercie et ce n'est pas étonnant avec ce thème sur la nourriture qui passionne finalement toujours bien du monde.
Je voudrais entrer dans d'autres détails concernant ma nouvelle façon de vivre mais je vous répète qu'il s'agit là de MA propre expérience et qu'elle ne peut faire valoir d'exemple. Nous sommes uniques, nous avons chacun notre façon de voir les choses, de les comprendre et de les vivre. Et l'expérience personnelle restera la plus juste des références!
Le seul exemple qui vaut, c'est ma personne. Si mon attitude, ma mine, ma joie vous séduit et déteint sur vous, alors c'est gagné!
Au début du processus cru, je vous ai décrit quelques états assez typiques d'une détoxination plus ou moins bien menée!... : fatigues passagères, maux de tête, suées mais aussi froid. Je me souviens que quand je mangeais des oranges, j'avais froid. Signe que les oranges étaient un peu acides pour moi et que je devais attendre un peu que mon corps ait nettoyé mes organes pour y revenir. Ce que j'ai fait et à présent, ça se passe bien.
Et j'ai chaud maintenant! Passées les 3 semaines, j'ai de nouveau eu chaud et ai retrouvé mon thermostat intérieur.
Et à ma fatigue a succédé une douce énergie qui est le signe que mon corps fonctionne bien.
En dehors des fruits et légumes, j'ai beaucoup mangé de fruits secs, des amandes notamment qui sont des (bons) corps gras et cela m'a assuré un bon transit. Ils sont mon péché mignon! Je n'ai pas négligé les abricots secs, dattes, figues et pruneaux. En revanche, comme leur dénomination l'indique, ils sont secs et il vaut mieux les réhydrater un peu avant de les consommer ou boire beaucoup après en avoir mangé. Consommés sans autre matière grasse, ce sont de bons acides gras (amandes, noisettes). Les noix sont un les plus acides dans cette famille d'oléagineux, je les évite.
Pendant les 35 jours de ma 1ère phase, j'ai aussi arrosé mes salades de sauce vinaigrette maison et puis aujourd'hui, je n'en ai plus besoin, j'ajoute seulement du vinaigre de cidre, des épices telles que gingembre, curcuma ou curry. Comme quoi, il ne faut pas s'affoler si on ne peut se passer d'une chose au début; cela se fera progressivement et ne pas se culpabiliser. Car à la culpabilité succède la punition et on entre alors dans l'affreux cercle vicieux que nous cherchons à oublier, n'est-ce pas?
Non, on accepte son état, ses penchants, on se pardonne et vous pouvez être sûrs que ça ne se reproduira pas ou avec beaucoup moins d'intensité jusqu'à disparaître.
What else? Ah oui, mon rythme de sommeil a évolué, je me couche plus tôt - pour moi c'est 21h30 au pire 22h - et me réveille plus tôt également et reposée. Cela me laisse le temps de méditer, de me promener avec mon chien et de regarder le soleil se lever, la nature s'éveiller. Après cela, la journée se déroule sur ce rythme, dans cette dynamique de paix, de joie et de calme. Comme tout le monde, il m'arrive d'avoir de mauvaises nouvelles; seulement j'ai appris à me débarrasser des peurs, des angoisses, des pressions émises autour de moi par d'autres. Ce n'est pas facile, on croit être libre et puis et je garde mon libre-arbitre, ma réflexion, ma responsabilité des choix qui sont les miens. Je ne veux plus être victime du système. J'ai ma part de responsabilité, je les assume et je peux évoluer autrement.
Ce printemps, je suis tous les jours dans les prés non arrosés de cochonneries par les paysans du coin pour cueillir des pissenlits, primevères, violettes pour une belle salade. Délicieux!
Par contre, naïve au milieu des prés, j'ai mis à la bouche un bout de feuille pour goûter, je l'ai mâché puis avalé. Progressivement, j'ai senti que ça piquait de plus en plus et j'ai eu bientôt la bouche comme remplie d'orties ! La bouche, la langue, la gorge et la trachée où je sentais la feuille descendre! Plus une salivation excessive!
Heureusement, je connais une herboriste tout près et j'ai filé chez elle. Elle m'a donné à boire un verre d'argile diluée dans de l'eau pour passer le feu et m'a expliqué en riant, que c'était une feuille d'Arum sauvage, vénéneux...
Elle m'a aussi recommandé de d'abord froisser les feuilles, les sentir et si elles ne sont pas repoussantes, de les poser délicatement sur le bout de la langue, pas plus!
Ok! Leçon retenue!
Hier soir, j'ai rencontré l'ami d'une amie, crudivore comme moi mais pas végétarien. On a échangé, on avait les mêmes sensations par rapport à l'alcool et le café qu'on ne peut plus avaler (seulement un peu de bière). Comme moi, quand il fait une pause alimentaire en mangeant exceptionnellement des glucides lors d'un repas entre amis, il ressent de la fatigue.
Il y a 10 jours, j'ai assisté à un repas avec beaucoup de monde. J'avais envie d'y aller car j'allais passer un bon moment et je suis résolue à manger (à peu près) comme les autres. J'ai mangé 2 petits bouts de fromage (nous étions dans le fort des Rousses où 90 000 meules de Comté vieillissent au fond des caves... Quand on entre ça sent la croûte de fromage!), du gratin avec des morilles et un morceau de gâteau gras et sucré. Mal m'en a pris!
Crise d'hémorroïde, acidose, intestins en vrac, gaz et fatigue.
Morale de l'histoire? J'ai enfin compris le message de mon corps qui me crie (à sa façon) STOP! avec les produits laitiers et le sucre! J'ai enfin compris que pour qu'il soit effectif, efficace et régénérant, mon mode de vie ne souffre désormais plus d'entorses. C'était le déclic supplémentaire pour comprendre et accepter et OSER VIVRE vraiment et à plein temps ce mode ré génératif. Sans peurs, sans angoisses, sans peur de manquer, d'avoir faim, sans crise d'addiction sucrée.
C'est long. C'est un chemin très personnel difficile pour mon cas, je le savais et il est néanmoins passionnant!
Je me découvre complètement!
Et je n'ai plus peur non plus de le vivre en société. On m'invite au restaurant? Si je ne suis pas sûre de pouvoir trouver des salades, je refuse l'invitation. Je suis invitée chez des amis? Ils peuvent en général trouver une salade, des fruits pour moi. Sinon, j'amène des petites choses à partager: crudités avec des sauces spéciales, rouleaux de légumes ou fruits séchés.
Je ne refuse pas de rester à table si je peux amener mes crudités car j'aime ce moment de convivialité où beaucoup de choses sont échangées. Moi qui suis curieuse, à l'écoute, toujours en apprentissage et pipelette, j'adore être partie prenante d'un repas même si je ne mange pas la même chose.
Dernière chose: je prends du psyllium (enveloppe venant de la fleur du plantain) qui est très doux pour nettoyer les intestins. 10 euros au magasin naturel et vous en avez pour un an! J'ai une grosse déminéralisation à combler et le printemps avec ses fruits goûteux me fera du bien!
Bonne régénération !!

CHEVEUX et SANTE

Je ne cherche pas à choquer ni à suivre une mode. C'est juste que mon mode de vie actuel me pousse vers des choses saines et naturelles.
Là aussi, je fais tomber des dogmes personnels, des idées reçues et j'entre dans la totale liberté!
Tout a commencé quand j'ai été interpellée dans le magazine ELLE par l'article tout en humour de la journaliste Alix Girod de L'Ain sur le "no poo", en français, le non-shampoing.
Pas d'invasion des petites bêtes chères à nos têtes blondes et vivant principalement en salles de classe.
Plutôt une façon d'oublier les produits capillaires. La journaliste s'est lancée à tester la formule consistant à se laver de moins en moins souvent les cheveux et quand cela arrive, avec un produit très simple et non moussant. Etant une habituée des produits capillaires, elle reconnait qu'au bout de 3 semaines à ce rythme, ses cheveux ont gagné en volume, en matière et son cuir chevelu l'a moins grattée.
Bien-sûr, ça a fait tilt!
Je suis allée sur le site très intéressant de www.antigonexxi.com où cette blogueuse donne tous les trucs et astuces pour les amateurs de cheveux gras. Je plaisante...
Idée reçue n°1: quand on s'lave pas les ch'veux, y deviennent gras!
Vrai et Faux: l'idée étant de répartir l'excès de sébum de la racine aux pointes en brossant ses cheveux régulièrement et beaucoup pendant la journée. Et ça fait un bien fou, j'ai toujours aimé cette caresse du peigne ou des poils de brosse sur mon cuir chevelu... En agissant ainsi, c'est vrai que les cheveux épaississent sans avoir l'air d'être sales.
Idée reçue n°2: un shampoing qui mouss'pas, ça lav'pas!
Faux! Prenez du bicarbonate de soude dilué dans un peu d'eau, frottez vos mèches une à une (c'est un peu plus long qu'un shampoing moussant rapide) et rincez à l'eau avec du vinaigre de cidre dilué. Cela va équilibrer le PH du cuir chevelu. Alors, non, ça ne mousse pas, oui l'aspect des cheveux mouillés est un peu bizarre mais leur texture une fois secs est merveilleuse! Toujours plus doux, plus volumineux sans avoir fait de brushing. Finies les mèches en l'air au réveil qu'on n'arrive pas à lisser, la coiffure est impeccable après le brossage et toujours en place.
Je ne faisais déjà pas souvent de shampoings, un à deux par semaine maximum. Là, je n'en fais plus qu'un seul par semaine et je vais passer à un lavage pour deux semaines.
Ce qui est vrai, c'est que le cuir chevelu réagit au quart de tour quand l'intérieur est un peu brassé.
Par exemple, j'ai fait une petite pause alimentaire ce week-end en mangeant du gratin, un dessert trop sucré et un morceau de Comté. Et bien, j'en ressens encore les effets 3 jours après! Intestins en vrac, gaz, peau sèche, boutons sur le menton et mes cheveux qui ont graissé immédiatement.
Quand on reste plusieurs semaines sans shampoing, il est conseillé de saupoudrer de l'argile verte ou de la Maïzena (!) sur le cuir chevelu et de bien brosser. J'ai fait ça tout à l'heure et je n'ai peut-être pas assez brossé mais en tout cas ça a bien absorbé le sébum.
J'ai d'abord attendu chaque semaine pour faire mon lavage naturel et si ça veut bien faire, j'attendrais une semaine de plus mercredi.
Plus ça va, mieux ça va! Au début, déroutée par la nouvelle texture de mes cheveux, je doutais. Et aujourd'hui, je suis plus sereine et le gain en eau, l'économie en produits (j'ai jeté mon shampoing) et en coiffeur se fera sentir à long terme. J'ai vu ma coiffeuse l'autre jour et je n'ai pas osé lui dire que je ne reviendrai peut-être plus chez elle... Ma fille se faisait faire une décoloration et je me suis sentie à mille lieux de tout ça. Ma fille n'a pas très envie de suivre ma pratique, pourtant elle n'est pas du genre à suivre les moutons mais sa mèche blonde est une sorte de signature personnelle et elle y tient!
C'est mon fils qui, comme un garçon, n'est pas très poussé à se laver les cheveux souvent, que je vais essayer de convertir!
Suite des aventures bientôt, avec photo s'il est besoin.

lundi 24 mars 2014

CROQUEZ LE PRINTEMPS

Petite salade de printemps: batavia et feuilles d'épinards (du magasin!), pissenlits, primevères et violettes.
Pour le dessert, 3 à 4 bananes bien mûres écrasées, 2 pommes râpées, cannelle, gingembre en poudre et noix de coco râpée.
Le tout à volonté!
Bon appétit!

vendredi 21 mars 2014

TOUT CRU!!

Dans ma recherche d'une qualité de vie différente, propre à moi, je ne savais par où commencer. Dans ma tête, grâce à la lecture de plusieurs ouvrages de Krishnamurti, j'avais déjà fait un très grand pas en avant. J'avais pardonné à ceux à qui j'en voulais, je m'étais pardonné, chose encore plus belle à faire.
Une sérénité m'habitait, la joie restait dans mon coeur, j'étais prête à donner enfin autour de moi. Et pourtant il restait encore une chose à régler: la nourriture. Bien que j'aie déjà lu maintes choses à ce sujet, seul le courage me manquait. De temps en temps, je prenais une journée de la semaine pour jeûner et je le ressentais très difficilement dans mon mental.
J'ai passé les vacances de Noël à manger comme on mange pour les fêtes: chocolats, pâte d'amande, repas de famille, vins, etc.
Puis à la rentrée de janvier, n'en pouvant plus de ce remplissage systématique de mon estomac, de ces compulsions alimentaires, je traînai devant internet quand je suis tombée devant une vidéo de Thierry Casasnovas sur son site "vivrecru.org", intitulée "mon petit-déjeûner". http://youtu.be/l1jvLLrs0Us
Et là, allez savoir pourquoi, ça a fait tilt!!
J'ai écouté cet homme érudit et passionné, généreux et ouvert, me parler (dans le désordre) d'intestins, de détoxination, de jus, de fruits et légumes crus, de joie, de petit-déjêuner en regardant le soleil se lever, de résolution des problèmes divers.
J'ai embrayé sur d'autres vidéos avec un bonheur semblable à la première fois.
Thierry parle très bien, avec beaucoup d'humilité et de compétence de ce qui l'anime et de ce qui le porte: la vie avec des crudités et des jus.
J'ai aimé qu'il laisse son libre-arbitre à ceux qui l'écoutent; "essayez!" dit-il, "faites vos expériences", "je n'ai pas de méthode!".
C'est ce que j'ai fait. Je suis passée du jour au lendemain d'un régime de fêtes de Noël à un régime cru. J'ai arrêté de déjeûner le matin, j'ai mangé cru à midi: salades, fruits. J'ai gardé la première semaine de la quinoa le soir ou quelques légumes cuits puis j'ai vite arrêté le cuit. A J+8, j'étais à 100% cru.
J'ai arrêté par la même occasion la viande, les oeufs, le poisson, les laitages, les céréales et leurs dérivés, bref, je suis devenue crudivore.
Ma cousine est crudivore depuis quelques mois. Quand je l'ai appris, j'ai ricané et me suis dit qu'elle se fourvoyait. J'ai eu la réaction de ceux qui ne savent pas, de ceux qui ont peur d'essayer. Qui se disent que c'est impossible de rester en bonne santé!
Et j'y étais, je me sentais plus proche d'elle désormais et je regrettai mes pensées négatives à son égard.
Tant que je vivais chez moi, c'était facile à suivre. Quand il a fallu faire un déplacement pour mon boulot avec repas au restaurant prévus, je me suis organisée pour ne pas m'asseoir avec les autres à table mais à rester dans l'appartement à me faire mon petit manger cru. Je ne voulais pas être tributaire de menus qui ne me convenaient pas, je voulais mettre les chances de mon côté, ne pas me sentir tentée. Et ça s'est bien passé. J'ai dit quelques mots pour expliquer pourquoi je ne mangeais pas avec eux et tout s'est bien passé.
La semaine d'après, même chose et là, pour le coup, on se faisait à manger nous-même, plus facile à gérer! J'ai prévu des salades à tous les repas, des fruits à profusion et pour eux, pas de laitages. Pourtant je ne savais pas quoi répondre si on me demandait pourquoi je mangeais ainsi? Ce n'était pas un régime, pas une lubie... J'ai répondu que c'était une nouvelle façon de vivre. Et sûrement comme a dû le vivre ma cousine, j'ai fait face à l'incompréhension, au silence un peu gêné. Je n'étais pas prête pour expliquer. Il n'y avait rien à expliquer sur moi. Mais tout à dire sur le cru!
Parallèlement, mes sensations ont été en dents de scie, je l'ai découvert seule. Je savais que j'allais éliminer beaucoup de déchets et je m'y étais préparée. Quand j'avais mal à la tête le matin ou le soir, c'était une façon de mon corps d'éliminer les toxines. Quand j'avais faim le matin, je me concentrais et disais à mon corps que ça allait passer, que je me nourrissais d'autre chose, de la lumière du ciel, du soleil, de la nature et la faim passait rapidement.
Sur les skis, je suis passée par des moments difficiles où je n'arrivais pas à avancer, j'ai gardé un souvenir comme si j'avais été dans la pénombre, comme submergée par mes toxines. Je transpirais beaucoup, je sentais fort, phénomène normal. J'ai eu aussi des peurs qui sont remontées, je le savais et je les ai traitées une à une. Dans ma graisse qui fondait, il y avait la mémoire de peurs anciennes qu'il fallait regarder en face et régler. J'ai eu des tentations devant un plateau de reblochon crémeux, des lasagnes.
Et malgré ce travail de détoxination du corps pas évident à supporter, je gardais la joie, la générosité et surtout, je gagnai en énergie. Une énergie douce, sereine, pleine qui me portait tout au long du jour sans faiblesses; plus d'envie de siestes, de coups de barre; je faisais mon travail avec calme et concentration. Il m'arrivait de m'énerver tout à coup contre une voiture devant moi mais c'était juste la manifestation du trop-plein des toxines qui demandaient à s'échapper d'une manière. En général, je m'étonnai de ma placidité, de ma façon de travailler calme et pleine de réussite.
Comme si quelque chose veillait sur moi et me guidait dans mes gestes.
J'ai noté (et note toujours) mes sensations et je n'osai penser que peut-être, j'étais guérie de mes compulsions alimentaires? Pas si facile...
Au bout de 3 semaines, j'ai eu un déclic en ski, je me suis sentie voler. Je venais de perdre à peu près 6kg, je revivais! J'étais sur la bonne voie!
Parfois, sur une ou deux journées de la semaine, j'avais des passages à vide et je m'écoutai, je ne forçai pas en ski, me reposai. Et ça passait.
Et puis le temps a passé très vite, cela faisait plus de 7 semaines que j'étais dans le cru quand j'ai visionné une vidéo de Thierry où il parlait des boulimies, des addictions, des compulsions. Un sujet me concernant.http://youtu.be/z381XFToruU
Et j'ai pris une claque! Il disait, très justement d'ailleurs, que commencer un régime cru est très difficile et qu'un jour ou l'autre, on se prend le boomerang en pleine figure. Tout cela à cause des intestins encrassés (pour faire court. Pour comprendre allez voir son site!) En d'autres termes, il disait qu'il fallait d'abord nettoyer les intestins avant de réussir à les rendre de nouveau opérationnels dans l'échange des nutriments. Ca m'a fait tellement douter que le lendemain, je tombai malade, mal de gorge et rhume. Encore une fois, je l'appris sur le tas, réaction typique!
A partir de là, j'ai navigué entre ma volonté de vivre cru et mes doutes quant à la véracité de ma démarche, oscillé entre le repas de midi cru et les craquages du soir avec chips, pâtes, gâteaux maison, chocolat et pain. Alors, j'ai craqué pour de bon un jour et me suis reprise ensuite. Je ne voulais pas me battre avec moi-même, avec mon corps ni me punir, tout cela était bien terminé, derrière moi ces réactions anciennes.
Cette période difficile a été utile pour me remettre en question, pour me poser les bonnes questions et je n'arrêtai pas le cru car je savais au fond de moi que j'étais sur la bonne voie, que j'allais y arriver. Comme dit Thierry, "persévérez! Un jour, ça passera!"
J'ai persévéré. Ce qui m'a permis de continuer à y croire, c'est l'énergie que j'avais gagnée, la nouvelle silhouette, la simplicité de manger, les goûts merveilleux de ces légumes et de ces fruits, la joie et la sérénité en moi.
Et au bout de 3 semaines avec petits craquages le soir, je me sentis de nouveau mal, fatiguée. Mettant cela sur le compte de la fatigue et de mon emploi du temps chargé sur les vacances, je me posai tout de même la question: normalement, quoi que je fasse, je me sens bien. Alors?
Alors, Thierry m'a apporté la réponse dans une vidéo de 2010. C'est drôle comme parfois, on a des questions et on tombe sur LE livre, LE film, LA vidéo qui nous apporte la réponse. Là, il montre sa ration de fruits et légumes pour une journée: 1 batavia, 20 mangues, 12 bananes et quelques autres fruits. Oui, pour une journée! Et il explique que si on ne met pas la ration qu'il faut pour ingurgiter les 2500 calories nécessaires à la vie, avec le ratio 80% fructose, 10% protéines, 10% lipides, on se jettera sur les pâtes, le pain, par manque.
Ok, j'avais tout compris. Je n'avais pas assez de volume de nourriture pour être callée, pour avoir ma ration calorique journalière et c'est pourquoi je craquais sur le pain et la confiture.
Dès le lendemain, ayant compris que "plus je mange de glucides, moins j'ai d'énergie!", je revins à mon cru et en deux jours, ce fut de nouveau le calme, l'énergie, la joie.

Il m'a fallu ce temps de doutes, de compréhension pour passer à la phase 3, où je reviens aux fondamentaux: du cru et beaucoup !
Moi qui ne pouvais rien faire sans petit-déj, je m'en passe depuis 3 mois sans JAMAIS avoir eu de fringales ni d'hypoglycémie !!!
Moi qui ne voyais pas comment un sportif pouvait être sportif ET végétarien, je ne mange plus de protéines animales depuis 3 mois et je n'ai pas perdu un seul gramme de muscles. Il est d'ailleurs totalement INUTILE de prendre des protéines en supplément, ce sont des toxines ajoutées qui seront à éliminer. N'ayez pas peur de perdre du muscle puisque vous n'en perdrez pas !!
Moi qui pensais, en bonne sportive, que sans glucides, on ne peut pas faire de sport d'endurance, je me trompais. Quand je vois mes jeunes, après des assiettes de pâtes énormes, croquer dans une barre de céréales 2h à peine après le repas, je vois leur peur de manquer, d'être en hypoglycémie alors que c'est leur corps qui veut juste éliminer les toxines du repas.
http://youtu.be/kXNhLtjW_XQ
Voilà où j'en suis dans ma nouvelle vie, j'y suis bien et j'ai tant à donner!
J'ai découvert la méditation, le chant des voyelles. Je m'éclate à aller cueillir des pissenlits, des coucous et des violettes pour mon repas de midi, je me régale d'avance à l'idée de goûter à la grenade, à l'ananas ce soir. Je glisse une assiette de fruits coupés en dés à mon fils avant le repas et j'ai arrêté d'acheter des yaourts. Quand il a des céréales, c'est avec du lait d'avoine. Depuis, son transit s'est bien amélioré et il n'a plus de petits boutons blancs sur la peau.
Ma fille s'y est mise aussi tout en conservant de la viande et des céréales et elle a gagné en énergie. Petit à petit, elle enlèvera ce qui lui nuit.
Même mes parents sont tombés sous le "charme" des vidéos de Thierry, eux aussi s'y mettent doucement. Ils comprennent mieux ce qui se passe dans leur corps.
Il y a toujours des empêcheurs de tourner en rond mais je connais le sujet maintenant, je n'hésite plus à en parler quand on me pose la question et je sais ce qui est bon pour moi.
Se défaire des dogmes, faire ses expériences, tenter ce qui est impossible à première vue, se fier à son instinct.
A vous maintenant!!
A bientôt pour de nouvelles aventures!

...prochain post: ma nouvelle hygiène capillaire...!

mercredi 13 novembre 2013

KINESIO ôLALALA!

Connaissez-vous la Kinésiologie?
C'est une technique permettant d'équilibrer les ressources énergétiques du corps.
Grâce au test de plus de 40 muscles, le corps nous renseigne sur le stress, les troubles, les blocages qui peuvent perturber l'activité physique, la concentration, la vie quotidienne.

Pourtant en France, pays de la chasse aux sorcières, la Kinésiologie est sur la liste noire de ceux qui luttent contre les sectes. On confond souvent Kinésiologie avec scientologie, ce qui n'a rien à voir! Et quand on se promène sur les différents sites de ces chasseurs de sorcières (ils accusent les romans de Harry Potter d’entraîner certains de leurs fans vers la magie noire par exemple...), je ne peux me retenir de rire ! Et il vaut mieux en rire! Car un site reprochant aux Bouddhistes d'être une secte malveillante, aux pratiquants du Reiki d'abuser de pouvoirs magiques non naturels et qui publie en gras une citation de la bible, est un peu en conflit d'intérêts à mon goût!
Dans ce cas, pourquoi ne pas épingler TOUTES les religions? Pourquoi ne pas épingler les magazines féminins de pousser leurs lectrices vers la consommation?
J'ai suivi ma formation en Suisse où les séances de Kinésiologie sont remboursées par les mutuelles et où la sécurité sociale a son mot à dire sur le contenu des examens si l'école veut continuer d'avoir son agrément. Du sérieux vous dis-je!
Les gens qui sont déjà passés me voir et à qui j'ai fait une ou plusieurs séances de Kinésiologie n'ont jamais développé d'accoutumance et je me réjouis qu'ils ne soient pas revenus, ce qui signifie qu'ils se portent bien maintenant!
Tant pis pour ceux qui pensent (et ils pensent trop!) que les Energies, les Chakras, la Lumière, les Auras, la Méditation, l'Amour sont des choses trop ésotériques pour être prises au sérieux. Ils ne savent pas ce qu'ils ratent! Car les courants d'énergie échangent, s'écoulent dans des lits différents et arrivent à toucher tout le monde. Les sceptiques seront touchés aussi.
Et toutes ces graines positives, respectueuses, ces graines d'Amour s'envolent au vent du Monde et germent.
Semez!

mardi 12 novembre 2013

HIGH ENERGIE

La semaine dernière a été plutôt pluvieuse et ombrageuse, ne laissant filtrer des rayons du soleil que quelques minutes et faisant tomber sur la terre des litres d'eau. Comme si les trombes d'eau du printemps n'avaient pas suffi, en voilà encore à l'automne. Bon la météo fait ce qu'elle veut et c'est une de ses principales qualités!
Depuis hier, le soleil est revenu, le froid aussi accompagné d'un vent du nord fort et sec, condition sine qua none pour avoir du beau temps!
Dans ma moyenne montagne du Valromey - Haut Bugey, les couleurs automnales ont été ternies par l'humidité persistante, les feuilles sont tombées tristement par terre emportées par les gouttes d'eau. Mais on peut encore se rattraper et faire une orgie de belles couleurs en partant marcher dès que l'occasion se présente. Il faudrait même ne pas attendre l'occasion et y aller derechef.
Et profitez-en pour faire le plein d'énergie. De la même façon que vous allez à la station service faire le plein d'essence de votre voiture, quand vous marchez en forêt, en montagne, sur un chemin bucolique, au bord de la mer, imaginez que vous êtes dans votre station-service la plus pure et la plus idéale et que c'est là que vous allez puiser votre énergie.

De quelle façon? Ouvrez d'abord les yeux. Re-gar-dez! Regardez l'herbe sur laquelle vous marchez, regardez d'un œil nouveau les arbres bordant le chemin, inspirez l'air qui entre dans vos poumons de façon consciente et dites-vous qu'à chaque inspiration, vous faites entrer l'énergie de la nature en vous. Reprenez contact avec cette nature si présente et ô combien délaissée. Heureusement, elle n'attend pas nos regards pour continuer de vivre mais elle nous remerciera pour l'avoir prise en considération, pour l'avoir remerciée d'être belle, ici et maintenant et pour avoir été un maillon dans la chaîne des échanges bioénergétiques naturels. Dans un concert, dans une salle de cinéma, pour peu qu'on aime la musique ou le film, on communique avec l'auteur, l'interprète, il y a des échanges très forts, impalpables qui nous font dresser les poils sur la peau et nous emportent dans l'émotion, la folie ou la sérénité.



Faites de même au milieu de la nature. Soyez un maillon de la chaîne, faites transiter par votre organisme les énergies qui circulent autour de vous. Fermez les yeux, regardez le soleil à travers vos paupières closes, faites grossir cette boule de lumière qui se forme et laissez-la vous envahir.
Vous trouvez cet arbre beau, majestueux, touchant? Posez votre main sur son écorce et dites-le lui. Et sentez ce qu'il a à vous dire. Retrouvez vos yeux d'enfant devant un oiseau qui s'envole, un écureuil qui s'enfuit, une rafale de vent qui va secouer la cime des arbres et vous faire peur. Retrouvez votre curiosité en rapportant à la maison des feuilles mortes dont la couleur ou la forme vous plait, un caillou, un bout de bois. Soyez certain que c'est la plus belle journée que vous vivez.
Et vous rentrerez les joues rougies et le regard brillant, le corps échauffé et tonique, l'esprit clair et reposé. Vous vous mettrez alors devant le feu de la cheminée, ou vous prendrez un livre, ou écouterez un disque ou ferez votre travail devant votre ordinateur et pour chacune de ces tâches, vous serez concentré, réceptif et présent. Très présent.
Regardez dehors, il fait beau? Qu'importe le temps, sortez!

mardi 24 septembre 2013

SOUS INFLUENCE

Quand je regarde l'évolution du sport dans le milieu du fitness, je me rends compte que la période "cool" et "yoga" s'est essoufflée et n'aura pas durée longtemps.
Tous les 3 mois environ, on ne manque jamais de coachs apportant, inventant et présentant de nouvelles façons de faire du sport ensemble et en salle. Mais leur particularité tient dans la dureté de la méthode, de la violence que chaque participant doit se faire à lui-même pour, au nom du sacro-saint bien-être, se dépasser, se faire ...plaisir.
Leur message est clair, s'adressant le plus souvent à des gens déjà bien chargés négativement de stress dans leur vie active: la culpabilité vous attend si vous ne vous êtes pas fait mal, si vous n'avez pas dépassé vos limites, si votre coeur n'a pas atteint ses pulsations maximales ou si vous avez osé flancher avant la fin du cours.
On se trouve dans un pur délire judéo-chrétien! Faites-vous mal et vous serez exaucé! Faites-vous mal et vous atteindrez le nirvana! Si vous ne le faites pas, vous n'aurez rien!
Un dictateur ne s'y prendrait pas autrement pour soumettre un peuple: "Suivez-moi, peu importent les souffrances, les humiliations. Je suis le seul à pouvoir vous apporter la solution. Obéissez-moi!"
Le coach dit: "Suivez-moi, peu importent les souffrances au son de la musique en compagnie d'instruments de torture, les humiliations quand vous n'arrivez pas à faire un geste faute de force ou de coordination. Je suis le seul à pouvoir vous apporter la solution dans ma salle surchauffée afin de suer abondamment, perdre du poids. Obéissez-moi!"
Je veux dire par là que oui! on peut asservir des gens avec la pratique d'un sport comme on peut les maintenir sous addiction avec le Coca-light, la sortie du nouvel i-phone ou les soldes.
Doit-on raisonner ainsi: "Si je cours pas, je fume. Si je ne fume pas, je cours"?
Je pense que dès lors qu'on DOIVE faire quelque chose et j'entends par là, faire son heure de gym, de body fitness, de course à pied etc..., il est essentiel de se poser la question suivante: si on ne le fait pas, cela va t-il poser un problème? Si la réponse est oui, effectivement il y a un problème... de conflit.
Le stress vous envahit et la chose que vous DEVIEZ faire devient une source de conflit intérieur si vous ne la faites pas.
Et où est le bien-être s'il faut se maudire de n'avoir pas pu faire sa séance à cause d'un quelconque contre-temps?
Où est le bien-être si vous allez à la salle de sport, si vous faites vos exercices pour faire d'abord plaisir au coach?
Il me semble dommage d'appliquer dans le sport les mêmes techniques que dans la finance ou la politique: forcer les gens à faire ce qu'on leur dit, pour leur bien.
Je ne remets pas en question le fait que des gens aiment se retrouver dans une salle pour danser, suer, se muscler, se défouler. Je remets en question le fait qu'on leur propose de plus en plus de choses très violentes, dures, à intensité maximale alors que 90% d'entre eux n'y sont pas préparés. Et qu'on les entraîne dans le cercle vicieux de l'addiction avec un discours culpabilisant, où les moins préparés seront la plupart du temps en échec.
Les plus forts survivront. Mais qu'emmèneront-ils comme valeurs avec eux? Celles que justement de plus en plus d'entre nous ne partagent plus: la force, la violence, une image corporelle unique, la recherche effrénée du plaisir et partant, l'assouvissement des désirs.
Je me suis moi-même laissée prendre par certains discours, certaines méthodes mais sans jamais réussir à être aussi appliquée que le coach le voulait. Un réflexe de survie de mon corps?
Il est possible de faire autrement.
Il est possible de ne pas se laisser embrigader par les discours extrêmes même dans ses loisirs et d'assumer ses choix. Il est possible de s'aimer, de faire du sport en respectant son corps.
Il est possible de s'accepter tel qu'on est, debout devant son miroir et d'oublier ses peurs.
Chacun a sa solution en lui. Pour son bien-être.
Et de le faire partager!



dimanche 12 mai 2013

ENCORE UNE ETOILE AU CIEL...

Non, c'est pas possible, pas Manu.
Leucémie foudroyante détectée à la mi-mars, le premier traitement qui fonctionne bien, le moral, les contacts vers l'extérieur. Et depuis un mois, le silence, plus de nouvelles.
Il y a eu cet appel au don de moelle osseuse reçu sur Twitter il y a quelques jours auquel j'ai répondu dans la seconde, un sms que je lui envoie pour l'en informer et lui dire que je crois à fond au prochain donneur pour elle.
C'était il y a deux jours.
Ce soir, devant mon ordi, en lisant les messages sur Twitter, j'apprends que Manu Claret est décédée ce matin. Stupeur, choc, colère.
La petite Manu, toujours souriante, optimiste, pleine de vitalité, douée pour le sport, avec des qualités physiques incroyables, des qualités humaines magnifiques, généreuse, gentille. Je n'arrive pas à imaginer qu'elle n'est plus. Que tout s'est arrêté, que la vie l'a laissée tomber.
Je revois clairement toutes ces années où nous nous sommes côtoyées en équipe de France d'abord en ski de fond puis en biathlon. Manu et son accent de Gap, ses yeux bleus superbes et son sourire éblouissant, toujours. A l'époque, j'enviais son corps mince et musclé, moi qui étais (déjà) ronde. Mais jamais elle n'a été distante avec nous autres, la vantardise et la méchanceté lui étaient étrangères. Et son dévouement, sa capacité à toujours rendre service étaient ses principaux traits de caractère.
Avec elle on s'amusait, on riait, on écoutait beaucoup de musique, on prenait la vie du bon côté. Elle devenait attachante rapidement.
Quand elle nous a retrouvé en biathlon, elle nous a époustouflé par sa maturité et sa capacité à apprendre vite. Elle aussi s'est trouvé un second souffle en pratiquant cette discipline et en y gagnant les titres qu'elle méritait. Je regrette qu'elle n'ait pas pu concrétiser un titre olympique.
Je regrette aussi que sa fin de carrière se soit faite en catimini, en queue de poisson, bien involontairement d'ailleurs puisque les sélections l'ont écarté des courses de fin de saison et qu'elle n'avait pas pu en profiter jusqu'au bout.
Ne l'ayant pas revue depuis, je la savais heureuse avec un homme qui l'aimait et 2 beaux enfants.
Je suis en colère oui, devant la rapidité de l'évolution de sa maladie et son issue fatale, injuste, brutale.
Je pense à sa famille, ses enfants, je pense à elle et même s'il paraît que là où elle est, elle ne souffre plus, elle laisse un grand vide dans notre petit monde.
Bisous Manu.

samedi 13 avril 2013

De Retord en VERCORS

Sur l'idée de Pierre Jullien, professeur d'EPS et en charge de la section ski du collège d'Hauteville, les skieurs de la classe de 3ème sont partis faire une petite rando de deux jours dans le Vercors. Yoan (un autre prof) et moi les avons accompagnés.


L'itinéraire, 1ère étape:

Départ du col du Rousset, passage au pas des Econdus, puis montée pour faire le tour du grand cirque, passage à main gauche direction sud du sommet de Tourte Barreau, col du Pison puis traversée du plateau jusqu'au refuge de Charmaillou (1630 m.)


2ème étape:

Retour sur le plateau et traversée avec le Grand Veymont (2341m) en point de mire, montée raide jusqu'au sommet du plateau à 1900m et descente par le pas de Chattons. Retour par les Econdus.
Les couleurs du levant à 7h


Le matériel:

Traîneaux fabriqués maison avec de vieux skis alpins en guise de patins, une structure en alu et acier, un plateau léger percé de trous tout autour dans lesquels faire passer l'élastique pour serrer le chargement. 2 barres en alus devant rendues fixes par une planchette. Une ceinture large type "Gymnova" à laquelle on fixe les 2 barres par de petits mousquetons.

Et pour aider celui qui tire le traîneau, une cordelette est fixée aux deux barres et reliée par un mousqueton à la ceinture d'un autre skieur devant. Si bien que le traîneau dans les montées raides est tiré par 2 personnes, efficace.
Skis de rando nordique et peaux de phoque. Petit sac à dos pour la journée. Le reste du matériel et nourriture sur le traîneau.

Le milieu naturel:
Réserve naturelle du Vercors, un endroit que je ne connaissais pas et qui m'a séduit immédiatement. Le départ au col du Rousset n'est pas super beau, pentes vierges de végétation et battues par les vents, forêt de hêtre sur les versants nord, ça ressemble un peu à notre plateau de Retord.

Puis dès qu'on monte sur le haut plateau et qu'on aborde les pentes est et sud, le paysage change, on trouve des pins maritimes, un terrain vallonné adouci par la couche épaisse de neige, 2m par endroits! C'est magnifique avec des airs de Norvège.

Les cîmes environnantes sont impressionnantes, le Grand Veymont culmine à 2341m! Et surtout le Mont Aiguille, colonne de calcaire surmontée d'un toit papillon prêt à s'envoler!

C'est la 1ère montagne de France à avoir été escaladée au 17ème siècle grâce à des échelles!

Les étapes :
Le 1er jour sous le soleil, nous nous sommes arrêtés en plein air pour pique-niquer.

Le soir, le refuge nous a accueilli mais la propreté laissait à désirer! A la bonne franquette...

Le poêle ne tirait pas, c'est à peine s'il a chauffé notre antre.

Le lendemain, vent d'est très frais, ciel chargé le matin, pas très envie de manger dehors. Et au détour d'une bergerie, un coin pique-nique sympa!

Il y avait aussi un autre refuge sur le haut-plateau mais difficile d'y accéder!

Vue depuis le toit...

Le deuxième jour, on arrivait vraiment à bien maîtriser nos traineaux dans les descentes et dès qu'on en voyait une, on fonçait! On a fait une descente fantastique au pied du Grand Veymont, slalom entre les pins avec le semi-remorque derrière, sans les peaux sous les skis, la liberté!

J'avais à peine fait 10 pas avec mon traîneau derrière que ça m'a plu. Tout de suite, je me suis vue dans le grand Nord scandinave et plus tard sur la banquise au pôle Nord. Ça me plairait tellement de faire un raid de quelques semaines avec ce type de traîneau, à plusieurs en s'arrêtant dans les refuges sauvages non gardés le soir, de préférence au delà du cercle polaire, en Laponie par exemple! L'effort est tout de même rude.

J'ai traîné mon chargement sur les deux jours en continu car mon coéquipier avait mal au dos. Mais dans le reste des binômes, ils se relayaient dans la journée. Il faut dire qu'au plus haut de notre périple, après une ascension très raide de presque une heure, ça tirait fort derrière les jambes.

Toute l'équipe ravie à la fin de la rando. Je pense que ça a été une belle aventure pour eux, l'occasion de se débrouiller pour faire à manger, gérer ses affaires, serrer les dents quand c'est dur, se serrer les coudes quand ce sont les autres qui craquent, adopter les bons gestes en pleine nature (toilettes respectueuses, eau de source, déchets) et orientation. Restent les images magnifiques et les souvenirs impérissables. A refaire !!!

vendredi 22 mars 2013

PLATEAU DE RETORD

Je vais vous vendre du rêve!
Ce matin 22 mars à 10h, sur le plateau de Retord, 5°, petit vent d'est, soleil éclatant.





Même si les pêcheurs s'animent au bord des rivières, la neige est très abondante à 1000m. La preuve: à Giron le mercredi 13 mars, 1m10 à la jauge de la maison forestière. Et ce mercredi 20 mars : 1m40!! Les plaines et les combes ont une couche de glaçage vierge et immaculé.

Je vous montre les photos pour vous convaincre qu'ici, l'hiver est bien loin d'être terminé!
Les sous-bois tiennent la fraîcheur et on ne voit pas encore le pied des sapins.

Peu de monde sur les pistes mais tout est tracé ! Sur le plateau de Retord, aux Solives par exemple, voyez comme la couche est épaisse aux abords de la source du Séran.

Nous sommes dans un hiver exceptionnel. A cette époque, d'habitude, il y a des traces de terre et quelques cailloux affleurent. Rien de tout cela à ce jour. Le vent d'est et celui du Nord parfois, entretiennent la pérennité de cet enneigement. Tous les départs de pistes sont impeccables, le traçage idem.

Certes, nous manquons de soleil mais c'est le prix à payer pour pouvoir skier encore 1 mois, allez 15 jours sans problèmes! Voilà ce qui arrive quand on skie sans lunettes !!

AAAHHH ! Ça va mieux !

Au niveau de la Grange à Lucien, vue magnifique sur le massif du Monte Bianco. On (peut éventuellement)apercevoir derrière les pics, les nuages venant de l'Italie signe que sur les Alpes, c'est le Foehn qui souffle.

Sous le crêt du Nu, sur les versants nord, la neige est encore molle. Ce matin, le hors piste n'était possible que sur les versants est et sud qui ont eu le temps d'être chauffés puis gelés et où les skis ne s'enfoncent pas. Par contre, soyez légers sur la poussée de bâtons!

Il y a encore peu de traces en hors-piste mais on attend tous que la neige se transforme et gèle un bon coup la nuit pour se faire des traversées du Plateau à perdre haleine! Et surtout à en prendre plein les yeux tellement c'est beau !

Cette année, la station des Plans d'Hotonnes fête ses 50 ans. Ci dessus une image de 2013. Ci-dessous, la même image mais en 1962... On s'y tromperait...

La station et ses pistes d'alpin vue depuis les Tours.

Et n'oubliez pas, pour faire du bien à votre peau, un bon masque à la neige, rien de tel pour effacer les rides... (J'en ai pas besoin... )

De la même façon qu'on mange des fruits et des légumes de saison, faisons du sport de saison. Il reste 1m de neige sur le plateau? Skiez !!