lundi 20 septembre 2010

TRAIL du BUGEY à BELLEY

Hello les amis,



A défaut d'avoir trouvé un coéquipier pour le marathon par 2 à Chambéry (heureusement car les retours sur cette course sont très mauvais: parcours changé au dernier moment, beaucoup de concurrents se sont trompés etc. Pas bon pour la réputation!) je suis allée à Belley courir le trail du Bugey et croyez-moi, je ne regrette pas!!


Bonne ambiance car plein d'amis sur le parcours.

Parcours typiquement bugiste dans les buis, les forêts aux arbres moussus, les petits chemins bien dégagés et marqués, peu de portions de route, un balisage au top avec les racines et les pierres dangereuses marqués à la bombe rose, la roche percée, la côte de St Germain, les champs de maïs, la petite côte casse-pattes avant l'arrivée, le terrain sec, les encouragements.

Organisation absolument parfaite et bien rodée depuis 9 ans, sympathie de tout le monde.


J'ai choisi de courir les 28km avec 500m+ de déniv, pas très raide donc très roulant, c'est ce qu'il me fallait.


Au départ, je me mets sur la ligne pour ne pas laisser des filles faire le trou. Mais j'avais à peine fait 100m que je faisais tomber la 2ème... Quelqu'un l'a serrée contre moi et je lui ai fait un croche-patte. J'étais désolée et me suis excusée platement. Heureusement, elle ne s'est pas fait mal. Je me mets dans sa roue et juste devant nous, la 1ère Marie-Aline Putz Perrier en jupette de sport, très élégante et fine, donne l'allure. Encore une fois, à côté de ces femmes minces, j'ai l'impression de ressembler à une allemande de l'Est de la grande époque..!!


Elles filent les 2 filles. Je les accroche sur 4km puis laisse tomber car on était en 4'20/km et c'était trop rapide pour moi. Mais ça m'a permis de faire le trou avec celles de derrière et je serai tranquille jusqu'à la fin.


Après 5km, on entre dans la forêt où la mousse des arbres tombe jusqu'à terre, ça donne un air fantastique au chemin, on croirait voir surgir des fantômes! C'est vallonné, ça monte, ça descend, ça donne la pêche, le chemin est à peu près sec, on passe sous la roche percée avant le 1er ravito, c'est très beau, les kilomètres défilent vite.


Au premier ravito, je ne vois plus les 2 premières depuis longtemps, je me concentre sur mon allure. Peu à peu, les hommes me doublent et souvent je me retrouve comme à mon habitude, entre 2 groupes: pas assez forte pour rattrapper celui de devant et en ligne de mire de celui de derrière. Mais je ne me retourne pas, je vais de l'avant, comme on dit!


A mi-parcours, j'attaque la principale difficulté du parcours qui passe comme une lettre à la Poste, une côte raide que je fais en marchant bien et qui me permets de revenir sur quelques hommes devant. Puis je passe en 1h23 au point culminant de la course. Il me reste environ 1h de course. Je grignote ma barre de pâte d'amande à la noix de coco (huuum, délicieuse!!) et bois ma boisson à l'orange. Je ne m'arrête pas aux ravitos.


Les jambes, ça va, le moral aussi. Je ne connais pas du tout le parcours et vers l'arrivée, un ami me double et me dit qu'il reste 5km. Il ajoute qu'il y a une bonne côte à 2km de l'arrivée et qu'elle peut faire mal. OK, j'essaie de le garder en point de mire sur le chemin entre les champs de maïs, je commence à avoir mal aux pattes, à avoir faim... Quand je pense aux 200g de pâtes ingurgitées la veille, au petit-déj du matin, je me demande comment je fais pour avoir faim! Je finis de grignoter ma barre au pied de la montée et la faire passer avec la boisson, il m'aura manqué 1 ou 2 topettes d'énergie pour bien finir.


Au début, la côte fait mal puis je prends le rythme et je la finis bien. Cette fois, je me retourne pour voir si une femme ne revient pas sur mes talons. Ca me ferait mal de me faire doubler si près du but!!


Mais la fin est douloureuse: les longues portions de route en faux plat me tuent et je lutte contre l'hypoglycémie de toutes mes forces. J'ai envie de m'asseoir et de dormir!! Je tiens le rythme de 5'45/km jusqu'à la ligne que je passe de justesse. 2h37 !


C'est ça qui est bon: aller côtoyer les limites, les dépasser, voir ce qu'on a dans le ventre, si on est encore capable de se faire mal (masochistes que nous sommes!!...) Quand ça va trop bien, on s'ennuie...


On me demande au micro pour donner mes impressions mais je me dirige plutôt vers le ravito où j'avale 2 verres de Coca (moi qui n'en boit jamais!!), où j'ingurgite des quartiers d'orange, des bananes, de l'eau. Ca va mieux et je vais parler un petit peu au micro. Je félicite les organisateurs, je promets de revenir l'an prochain où le plateau sera relevé car ils fêteront les 10ans de l'épreuve.


Je discute avec Marie-Aline qui gagne; elle m'explique qu'elle vient de la piste (d'où sa vitesse au plat!) et qui, bien que courant beaucoup, ne fait pas beaucoup de compétitions. Elle est très sympa. Et l'italienne est venue exprès ici, j'espère qu'elle nous fera une bonne pub.


On a eu droit aux douches chaudes et au repas tartiflette!
Les douches!
L'arrivée de la première dame des 56km, en 5h et qq. Bravo !!


Je retrouve peu à peu mes amis : Véronique habituée aux rivières en kayak qui termine 4ème, Jean Luc qui ne m'a pas rattrappée, Pascale qui fait 5ème et les autres. On mange ensemble, c'est très sympa, je prends des photos et je ramène surtout une bonne bouteille de rouge de chez Angelot, à faire vieillir pour bonifier...comme moi!!




Le podium des dames: Marie Aline Putz Perrier (à D) en 2h21 et une italienne de Courmayeur (celle que j'ai fait tomber...) à 5min devant moi.





Le podium des hommes (ne me demandez pas les noms...) le 1er est en 2h02.









samedi 11 septembre 2010

SINGULARITY

J'en ai froid dans le dos...après la lecture de l'article paru dans Le Monde du 5 et 6 septembre.

Le journaliste Yves Eudes expose les idées pour le moins originales et révolutionnaires développées dans le "Singularity Institute" à Silicon Valley (CA).


En quelques mots, ces scientifiques, étudiants brillants, informaticiens, biologistes, mathématiciens basent leur réflexion sur une théorie qui veut que dans moins de 30 ans, "les réseaux d'ordinateurs dotés de systèmes d'intelligence artificielle seront devenus plus intelligents que leurs créateurs humains, qu'ils seront capables de se reproduire sans intervention humaine, de s'autoaméliorer,bref de gérer la planète à notre place! "

Ils estiment qu'une fois enclenchée, leur prise de pouvoir se fera très vite, en l'espace de quelques millisecondes! Les machines deviendront 100% autonomes.


Cet évènement a un nom : la Singularité!


Pourquoi cet évènement est-il passé du rang de mauvais scénario de science fiction à celui de probable dans un laps de temps défini? Sans doute à cause de l'ouvrage d'un célèbre scientifique Ray Kurzwell dont les prédictions précisaient que "en 2029, l'intelligence des machines égalera celle des humains. Cela n'entrainera pas tout de suite de changement radical mais l'intelligence artificielle continuera à s'améliorer de façon exponentielle. En 2045, sa puissance aura été décuplée par un milliard, le monde basculera alors dans la singularité."

Sympa...!


Forts de ce concept, les "singularitariens" commencent à s'allier avec les adeptes de la Longévité Maximale et ont un défi commun : vaincre la mort. En d'autres termes, ils disent que le corps humain pourrait fonctionner indéfiniment "à condition que les cellules qui le composent soient soumises à une maintenance périodique. Avec le temps, les petits dégâts s'accumulent dans les cellules ce qui nuit à leur fonctionnement."


Pour réparer ces dégâts, rien de tel que le "décrassage" des cellules. Aubrey de Grey, chef de cette mouvance pense y arriver entre 2025 et 2030. Pour cela, il se gave de plus de 150 pillules chaque jour pour retarder les effets du vieillissement et pouvoir tester sur lui-même ses découvertes prochaines.


Alors, récapitulons: D'une part, les ordinateurs "intelligents" prendront le pouvoir sur la planète, sur les hommes et décideront eux-mêmes de l'orientation future de notre monde...à condition d'avoir été correctement et justement programmés...

D'autre part, les humains supporteront cela sans fin car la vie éternelle leur sera offerte contre une révision régulière de leurs cellules et une obéissance totale envers les machines...

OK.

Mais Steve Rayhawk, mathématicien et bio-informaticien, imagine qu'un système mal programmé " pourra percevoir les humains comme une simple matière première: si une machine est conçue pour que la production d'un objet manufacturé soit sa priorité absolue, elle peut décider que les atomes composant les humains se trouvant à sa portée doivent servir à la fabrication de son produit. Si nous inscrivons tous nos désirs dans les machines, il ne faudra pas se tromper de liste."


Et oui! Certains voudraient la vie éternelle, d'autres la richesse ou la santé, le succès, d'autres encore gouverner le monde!

Je propose d'éliminer les désirs issus des 7 péchés capitaux et nous pourrions déjà éviter certains cataclysmes.


Enfin, les transhumanistes eux, espèrent que l'intelligence artificielle des machines se greffe sur notre cerveau, prenne le contrôle de notre corps pour le transformer de fond en comble et le remplacer par autre chose...

Si bien que nous n'aurons plus à nous préoccuper de notre survie, les machines le feront pour nous et il nous restera à vivre pour jouer, créer, se divertir et bien-sûr sombrer dans la décadence.

Il est bien connu que l'ennui est le pire des maux et qu'il engendre la violence. Ne le savent-ils pas ces pseudos scientifiques?

Il y en a même qui prônent des Jeux Olympiques alternatifs où les athlètes seront libres d'expérimenter par tous les moyens (chimiques, génétiques, mécaniques) pour améliorer leurs performances. Par là, ils attendent de l'espèce humaine de devenir une force absolue.


Mais entre les machines artificielles et super intelligentes et des humains rendus invincibles, qui sera le maître? Car depuis que l'homme est homme, sa philosophie fonctionne avec le concept de domination-soumission. Rares sont les peuples vivant, ou ayant vécu, dans un système égalitaire. Il y a toujours un chef donnant ses instructions et des fidèles (ou des esclaves) les appliquant. De gré ou de force.

Qui prendrait donc le pouvoir? Les machines ou les hommes?

Si les hommes, qui ont la perversité et la malignité dans leurs gênes, parviennent a tirer le meilleur des machines sans leur dévoiler leur objectif secret, ils auront le dessus. Mais il faudra "résister", garder ce gêne de la résistance à l'oppression qui est en nous (pas toujours appliqué c'est vrai) pour pouvoir garder le contrôle sur notre vie, notre monde.


Personnellement, j'aurai pas loin de 70 ans en 2030, mes enfants seront des adultes avec peut-être déjà une famille et sincèrement, je ne les ai pas mis au monde pour que les machines prennent le contrôle sur leur vie et pensent pour eux. Vivre longtemps et en bonne santé, ok. Mais à quel prix? Et quid des peuples sous-alimentés actuels? J'ai bien conscience que ces avancées scientifiques ne se feront que pour les peuples de l'hémisphère nord et que les autres continueront de nous servir de garde-manger, peut-être dans le strict sens du terme... N'avons-nous pas déjà été anthropophages dans des temps anciens?


Je préfère rire de ces prédictions très scientifiques et rationnalistes, sorties de cerveaux pour le moins déconnectés de la réalité, focalisés sur leur bien fondé parce que justement scientifiques et raisonnables, raisonnés. J'ai envie de rire mais ça m'est difficile surtout quand je vois que les programmes informatiques de mon petit ordinateur de maison se mettent à jour seuls, sans mon aide, qu'ils devancent parfois mes désirs et me font croire que je suis seule et unique quand mes informations personnelles sont connues de plein de gens.

Plus vite que les machines, nous devons résister, continuer de créer et intensifier ces réseaux parallèles hors circuits officiels et nous prendre en main.


Heureusement, pour ajouter un peu de soleil dans ces infos pour le moins bizarres, voici ce que déclare Magnus Carlsen, norvégien, N°1 mondial des échecs:

"Oui, je pense que l'informatique (dans le jeu d'échec) constitue un danger si vous comptez trop dessus. Vous vous exposez alors au risque de perdre votre capacité à penser de manière créative. En effet, vous avez l'impression que si vous soumettez vos intuitions à l'ordinateur, il réfutera vos stratégies. Et puis, il ne faut pas penser comme un ordinateur. Un ordinateur rejettera quelque chose qui lui semble dangereux ou incorrect alors que c'est généralement la chose à faire. En fait, si vous réfléchissez par vous-même, c'est parfois justement la chose que vous devriez faire."

Merci !!

dimanche 25 juillet 2010

TOUR MONT BLANC 2010

Cette année, je n'ai pas pu résister à l'envie de retourner sur le Tour du Mont blanc. Et cette fois, en privé avec ma fille et sa meilleure amie.




























Premier pique-nique au Plan des Dames.

Nous n'avons eu que du beau temps, pas trop chaud et les névés étaient nombreux, la faute à un mois de juin frais. J'avais adapté les étapes à leur niveau de jeunes filles de 14ans sportives malgré tout. Elles avaient bien respecté mes consignes pour faire leur sac en n'en mettant pas trop, si bien qu'elles n'ont eu aucune ampoule, ni de mal de jambe.



Col du Bonhomme
On a fait les Contamines - les Mottets / Les Mottets - Col Chécroui / Col Chécroui - Bonatti / Bonatti - La Fouly. Puis nous sommes rentrées à Chamonix en train. Sur le névé dans la descente du col des Fours


Belle surprise: des bouquetins après le col de Seigne

La guide et ses belles jambes bronzées...

L'an dernier (voir dans mes archives le CR du TMB 2009) c'est à un autre rythme que j'avais parcouru les sentiers. Et cette année, j'ai apprécié de marcher tranquillement en prenant le temps de regarder les fleurs, de décrire un paysage, d'admirer les animaux.





Mes ados n'étaient pas très causantes mais très gentilles et si le premier jour à été un peu dur et long, elles ont vite trouvé leur rythme dès le 2ème jour et nous avons bien marché.









Personne ne nous doublait dans les cols...sauf ceux qui s'entrainaient pour l'UTMB.




Ma fille a fait plein de photos (c'était sa "mission"). Nous aimions nous tremper les pieds dans l'eau glacée en fin de journée, idéal pour régénérer. La dent du géant, magnifique !!!
Devant le refuge BONATTI
Le joli dessert du refuge du même nom....

J'ai beaucoup aimé le refuge de l'Arp Vieille au dessus de Courmayeur et son patron très sympa, une cuisine italienne extra et un petit-déjeûner parfait! Il nous a logé dans un petit mas adorable où nous avons dormi tranquilles.
Au Grand col Ferret, dernier jour...


Nous avons fait des rencontres généreuses sur les chemins et j'étais un peu déçue de perdre mes amis de ballade à la Fouly. Il y a beaucoup d'américains sur le Tour. Les filles ont pu utiliser leur anglais et espagnol scolaire et ça les a motivées.













Les jolies vaches suisses


Le dernier jour, sur la ligne Martigny - Chamonix, nous avons découvert des paysages à couper le souffle! Les gorges du Trient profondes et impressionnantes, des petits coins perdus entre Suisse et France, des villages simples dans des endroits inaccessibles, bref, un environnement extraordinaire que je vous invite à visiter tôt ou tard!















A Chamonix, l'orage soudain avait chassé les touristes et nous sommes rentrées ravies. Les filles ont adoré, c'est le principal!!
Les filles attendent le train, fatiguées.
Trop fatiguée, ma fille n'a pas fait de photos du voyage en train, dommage!
























































































samedi 24 octobre 2009

LA FOIRE D'HOTONNES

Belle journée pour cette foire annuelle où les exposants étaient présents même si, morosité économique ambiante, ils n'ont peut-être pas fait le chiffre d'affaire escompté. Les temps sont durs pour tout le monde!




Traditionnellement, on pouvait acheter du boudin (le meilleur de la région! A la crème, sans morceaux, onctueux), de la fricassée, des saucissons à cuire (cervelas), de la charcuterie de chez Gesler, bon marché et de qualité.

J'ai acheté mon miel, 1kg me dure 2 semaines...
Avec les enfants, on a aidé à tenir le stand de la coopérative scolaire où les gâteaux des mamans étaient vendus, le sou des écoles tenait une buvette, il y avait des stands de bonbons (classique!), des tracteurs et des voitures exposées.
Et...le comice agricole !

Il est organisé régulièrement mais cette année, j'ai prêté un peu plus attention au déroulement et j'ai trouvé ça passionnant!

Les meneurs entrent dans l'arène avec leur bête et doivent savoir - pouvoir - la mener au doigt et à l'oeil. Non seulement, la faire s'arrêter quand le juge la regarde et cela promptement, mais aussi regarder le juge dans les yeux, montrer qu'ils croient en les chances de leurs bêtes et qu'ils sont pleinement présents, bien habillés, la vache rasée et propre.
Puis le juge évalue les bêtes. Il y a plusieurs catégories: les meneurs, les mamelles, les génisses, les laitières etc.

Voilà à peu près ce que le juge déclare, quand il élit une bête première de la catégorie:
"Le meneur fait bien son travail, il sait faire obéir sa vache, lui garde la tête haute, lui-même ne baisse pas les yeux et ne me quitte pas du regard. Ensuite, on voit que la bête a une ligne de dos rectiligne, des mamelles hautes, les pis avant plus bas que les arrières, des côtes basses montrant qu'elle peut bien se nourrir, des pattes droites pouvant bien tenir le poids. Et sur ses mamelles, des veines gonflées, ce sont des mamelles fonctionnelles!"

J'ai trouvé le juge assez convaincant et enthousiaste et personne ne contestait ses décisions. Son discours était fascinant pour une néophite comme moi.

Ce qui était touchant, c'étaient ces enfants menant une bête docile et calme, des enfants qui peuvent vous parler des vaches et de leur élevage avec passion et qui se montrent intarrissables sur le sujet. C'étaient ces femmes meneuses, prenant à coeur leur affaire et qui versaient quelques larmes quand la décision du juge les récompensait. Dans une certaine catégorie, la première place a été remportée par deux femmes!

Un éleveur de la région nous a dit qu'il aimait bien faire les comices car cela lui permettait de voir des collègues, de discuter, d'évacuer le stress et d'oublier pendant un moment la crise du lait et des agriculteurs. La preuve que tout le monde n'avait pas le moral, seuls 3 cantons sur 8 avaient répondu présents!

Pour couronner cette journée, il m'a été donné de voir des bêtes de trait absolument magnifiques et impressionnantes!
Ce sont des boeufs Salers, immenses, imposants, à la robe rouge. Leur vacher a confié que ces boeufs superbes allaient hélas partir à l'abattoir dès lundi après 9 ans de bons et loyaux services, après avoir été admirés et avoir joué les stars de cinéma dans un film avec Laetitia Casta. Ils souffrent d'arthrose et se font vieux...
C'est le cycle de la vie...

lundi 28 septembre 2009

SKI ROUE CORCELLES

Ce 27 septembre, c'était la 2ème course de ski roue du Challenge du Bugey à Corcelles, 2 montées cumulées en style classic et libre.
J'y ai vu de très bonnes choses, des progrès chez la plupart des skieurs du comité tant en technique qu'au niveau physique. Je pense être toujours sur la bonne route concernant mes jeunes et je vois aussi mieux les détails à mettre en place pour affiner leur forme.
Pour ce qui est de ma fille, je suis toujours aussi fière d'elle, elle m'épate par son tempérament et sa facilité à "digérer" les conseils donnés et à les appliquer à sa manière. Elle ne se contente pas de les appliquer, elle les transforme pour les faire siens, pour qu'ils collent à son profil, elle se les approprie. C'est la marque des grands.

MINIMES D
1: Lyaudet Margot
2: Cauderon Ninon
3: Gudin Malory

MINIMES H
1: Michel Antoine
2: Auger Tanguy
3: Troccon Tanguy

CADETTES
1: Mazuir Marine
2: Berthet Mélanie
3: Heymann Leyla

CADETS H
1: Bereziat Alexandre
2: Mao Lucas
3: Tiraboschi François

JUNIORS H
1: Desthieux Simon
2: Bailly Alexis
3: Carrara Simon
4: Marjollet François

JEUNES H
1: Auger Rémy
2: Desthieux Etienne
3: Cerdan Bastien
4: Tarrade Tristan
5: Genod Benjamin
6: Pelisson Vincent

Rendez-vous le 4 octobre à Hauteville pour une grande journée sportive avec 1 course de trail VTT et 1 course de ski à roulettes en skate en centre ville. Du beau spectacle assuré!

vendredi 25 septembre 2009

THE CRAZY HORSE

Ce soir sur Canal +, les filles du Crazy Horse étaient présentes pour marquer le début de la nouvelle revue "désir".
Leur nouveau chorégraphe est rien moins que Philippe Decouflé, le célèbre et talentueux qui mit en scène la cérémonie des J.O d'Albertville en 92 (je rappelle la date pour les jeunots) J'y étais! En tant qu'athlète, assise dans les gradins aux côtés d'Edgar Grospiron, (qui gagna la médaille d'or en ski de bosses qq jours plus tard) j'ai assisté à une des plus belles cérémonies d'ouverture olympique. C'était féérique, simple, montagnard, proche des gens de là-haut, pas un spectacle de parisien avec moults effets ringards. C'était du Découflé. J'avais beaucoup aimé la petite savoyarde chantant au son de l'accordéon et la danseuse sur un plateau tournant, un pur numéro d'acrobatie!
Et aujourd'hui, après un parcours évident, Decouflé se retrouve à la tête du Crazy Horse, avec les plus belles danseuses du monde à faire virevolter sur scène, pour le plaisir des yeux.
Elles sont splendides, avec un corps dont on rêve toutes, des courbes harmonieuses, des jambes musclées et fuselées, des fesses du tonnerre et une poitrine fière.
La façon dont ces filles sont montrées sur scène n'est jamais vulgaire. Et ceux ou celles (des jalouses) qui penseraient le contraire oublient le côté esthétique de la chose, du charme, de la séduction. Habillées d'un rien, les chorégraphies suscitent le désir (nom bien trouvé pour la revue) et leur corps réveille nos fantasmes. Il est tout à fait normal de se trouver troublé devant le spectacle, de se laisser aller à penser à ces fantasmes connus de nous seuls à la seule vue d'une jambe qui monte, d'un sein qui pointe, d'un petit popotin qui se déhanche.
C'est coquin, affriolant, drôle parfois, provocateur mais jamais vulgaire. C'est du grand art dans l'art du déshabillage, de l'effleurage, du streep tease remis au goût du jour par une non moins talentueuse "burlesque girl": Dita von Teese.
Le spectacle du Moulin Rouge, c'est du réchauffé, du ronflant avec mille effets de plumes et de paillettes pour cacher la pauvreté de la mise en scène. Les filles y sont aussi belles mais tellement peu mises en valeur! Le Carzy Horse, c'est le top, c'est la perfection avec des jeux de lumière savants, des accessoires minimalistes et des suggestions qui en disent bien plus que de longs discours ou de provocations pornogaphiques.
On dit aux jeunes filles minces "tu pourrais être mannequin..." Quelle idée, comme si c'était une profession de référence. Pourquoi ne dit-on pas "tu pourrais être meneuse de revue?"
J'aurai bien aimé...

mercredi 2 septembre 2009

LE BELIER

J'ai un peu de retard dans mes articles et j'ai plus de temps maintenant pour tout mettre à jour.

Je me suis rendue à La Clusaz ce dimanche 23 août pour courir "le Bélier", course de montagne de 27 km et 800m de dénivellée. Le temps était fantastique, les Aravis en grande forme (oui, les montagnes du massif faisaient les malignes dressées vers le ciel bleu) et mon moral au beau fixe. Mes enfants m'accompagnaient et ils se sont amusés pendant que j'en bavais un peu.

Comme sur les photos du site du club des sports, il y a du monde sur la ligne de départ. J'avais lu un récit génial de la course sur www.Kikourou.net et ça m'a aidé. Mes bonnes résolutions? Partir dou-ce-ment! Et j'y suis arrivée! Mais dès les premiers lacets, ça bouchonne, le sentier est étroit, pas de place pour 2 personnes, je suis forcée de prendre mon mal en patience. J'arrête de courir pendant 15 minutes, le temps de sortir du bois et de retrouver les alpages au soleil et mon allure de croisière. Je vais courir pratiquement tout le temps. Je suis étonnée de trouver les Confins si vite, je me ravitaille, bois bien car il fait chaud et sec et que j'ai oublié mon sac d'eau dorsal (mon Camel back si vous préférez!) A un moment, on double un cheval échappé de son enclos sur le sentier étroit, prudemment pour ne pas se prendre un coup de pied. On double les marcheurs qui nous encouragent gentiment, c'est sympa! Plus loin, ce sont des saucissons sur pattes qui nous saluent: des cochons paissent dans les alpages, ils sont musclés, presque appétissants!! C'est pas commun.
Le parcours est assez long, en balcon autour de la vallée de La Clusaz, vallonné, très beau, agréable, avec peu de portions de route. Les ravitos sont espacés tous les 5 km environ, copieux et conviviaux, une vraie réussite.
Pour la dernière difficulté de la course, la montée sur Beauregard, je suis en pleine forme. Le tour du Mt Blanc et les ballades en Autriche m'ont fait un bien fou! Je suis en aérobie, tranquille, presque pas essoufflée, je cours et double beaucoup de monde. Je vais doubler 3 filles dans la montée. A un moment, je dois marcher car la pente est vraiment trop raide mais ça ne dure pas. Juste sous le sommet, je continue mon bonhomme de chemin avec un concurrent que je côtoie depuis quelques kilomètres. En haut, j'admire vite fait les glaciers du Mont Blanc tout proche, je me ravitaille et j'entame la descente. Là, je me rends vite compte que j'ai laissé mes forces dans la montée et que je n'en ai plus pour faire une bonne descente. Je n'arrive plus à retenir avec les cuisses, je suis sur les freins, en arrière. Une des filles doublées me repasse légère et rapide, je ne peux rien faire!
Et à 10 minutes de l'arrivée, à l'entrée d'une forêt, je trébuche sur une racine et m'étale durement par terre. J'ai le temps de voir mon genou heurter une pierre. J'ai très mal. Heureusement qu'un concurrent s'arrête pour m'aider à me relever, je le remercie encore! Je fais bouger mon genou, je n'ai rien, je suis toute sale, le coude et le genou en sang mais je peux marcher. Je peux continuer doucement en boitant, 2 autres filles me repassent, ça m'énerve! Finalement, je vais franchir la ligne d'arrivée en 2h51 et en 13ème place. La première est en 2h17!! La classe, quoi!
A part ma chute, c'était une course géniale! Je suis très fière d'avoir pu gérer mon effort comme ça sans jamais me mettre dans le rouge. J'ai manqué de lucidité à la fin, j'en voulais trop! Mon fils me demande pourquoi je suis tombée, je le lui explique avec patience. Je vais me changer et nous mangerons sur la pelouse.
L'ambiance de la course, à l'arrivée, pendant le repas est très festive et conviviale. C'est vraiment une course à faire où l'organisation est rôdée et impeccable.

samedi 1 août 2009

TOUR DU MONT BLANC edition 2009

Jour 1: Les contamines - Les Mottets / 4h50 / 2 cols (Bonhomme - les Fours)

C'est partit pour le Tour du Mont Blanc 2009! Les participants cette année: Simon et J.M (juniors 4 ) Etienne, Benjamin, Vincent (juniors 1) et moi! Simon était là l'an dernier et c'est une première pour tous les autres. Ils attendent ça avec impatience!

Au départ des Contamines à 9h30: il fait frais, très beau. Poids moyen des sacs: 18kg! Mais pas le mien: cette année, il pèse à peine 12kg et j'ai réduit au minimum le matériel:
2 shorts - 2 tee-shirt technique manches courtes - 2 tee-shirt manches longues - 1 collant - 1 pantalon et 2 tee-shirt pour le soir - 1 veste sans manches - 1 veste coupe vent - culottes et chaussettes - mini trousse de toilette - mini trousse de secours - 1 drap - 1 lampe - porte monnaie - 1 topo guide - crème solaire - lunettes - 1 paire de tongs - 1 poche d'eau de 2 litres.
Et pour la nourriture: 10 tranches de jambon sec - 1 boîte de pâté bio - 5 boîtes de dessert Mont Blanc - 4 tranches de pain (je prenais ce dont j'avais besoin le matin à table)- 6 barres de céréales - 3 paquets de biscuits - 700g de fruits secs.
J'ai pris des paris risqués: pas de cape de pluie ni de K-way, j'espère qu'il ne pleuvra pas.

Nous nous sommes garés à la sortie du village et nous longeons tranquillement le torrent jusqu'à arriver devant la pente raide du sentier, juste après Notre Dame de la Gorge. L'ambiance est bonne, nous plaisantons et nous montons tranquillement. Enfin, d'un bon pas quand même. Je n'ai pas mis ma casquette et la sueur me coule dans les yeux. Il y a du monde sur le chemin. Après 1 heure de marche, je laisse les jeunes filer devant et je les retrouve au col que nous aurons mis 2h25 à gravir.
Il y a du vent et il fait froid, nous nous abritons derrière le col où nous pique-niquons. J.M sort la radio, le fil pour faire sécher ses vêtements, il regarde la carte, il ouvre la boîte de maquereaux... Il met l'ambiance! Etienne de son côté, en ouvrant sa boîte de dessert Mont Blanc, en fait le tour avec sa cuillère et déclare fièrement:"J'ai fait le tour du Mont Blanc!!"




J'ai un peu froid et les jambes me démangent. Je repars rapidement en direction du col des Fours en prenant de l'avance sur les garçons, ça leur évite de m'attendre en haut... Là aussi il y a du monde et ... un âne? "Non, c'est un baudet, me répond l'accompagnateur qui s'en occupe. C'est le croisement entre une jument et un âne. Il s'appelle Monseigneur." Je le retrouverai avec son groupe au refuge le soir. Au col, la vue est superbe, le Mont Blanc a un beau chapeau, il fait froid sous le vent, il y a encore le névé en travers du sommet. La neige qui est tombée abondamment vendredi couvre encore par endroits les creux du terrain.

Nous prenons la descente vers la ville des Glaciers, longue et raide au début. Etienne a mal aux genoux et je reste avec lui; mon genou aussi me lance et on serre les dents. Les 2 juniors foncent. Pendant la descente en traversant les passages humides, J.M s'enfoncera jusqu'à mi-cuisse dans la tourbe et cassera son bâton. Heureusement que ce n'était pas le genou!..

Contrairement à l'an dernier (et ce sera ainsi sur toutes les étapes) la descente me paraît rapide, le sac est léger et l'humeur excellente! En arrivant à la ville des Glaciers, j'admire l'Aiguille des Glaciers. J'attends les 3 garçons derrière pour leur indiquer la direction du refuge et nous arrivons assez tôt à destination. Nous avons mis 4h50 pour l'étape et il nous reste du temps pour nous reposer, nous doucher avant tout le monde. Au refuge des Mottets, les dortoirs sont dans la bergerie, propres et aérés et plein! Les garçons parlent comme des moulins en se racontant leurs exploits en internat, ils me fatiguent et je reste dehors au soleil en attendant le repas.

Avant de se coucher, J.M se fait remarquer en allant faire ses besoins dans la forêt au dessus. Les autres le regardent en rigolant mais ça ne me fait pas rire. Quand il revient, je lui explique clairement que je ne veux pas qu'il se fasse remarquer comme ça, qu'il doit se reposer et qu'en tant que sportif de haut niveau, il doit se comporter comme tel. Ca jette un froid sur le groupe mais je devais recadrer et sur le reste de la semaine, J.M sera nikel. De cette façon aussi, les garçons se couchent en silence. J'ai très froid dans mon lit et je m'endormirai à 9h15, la première fois depuis bien longtemps!!

LE REFUGE DU JOUR: Refuge des Mottets - On dort dans une bergerie, c'est très propre, les douches sont chaudes et à volonté et le repas excellent et copieux. Et quand il y a du monde, la patronne joue quelques airs d'accordéon ce qui réchauffe l'ambiance. La salle à manger est décorée de tas d'objets d'autrefois, on peut camper.

lundi 6 juillet 2009

LA BICHE, LA CHEVRETTE ET LE CHAMOIS.

Cette fois, le cross de la Biche n'a pas été totalement une grosse galère.


Il a commencé comme tel mais s'est bien terminé.


On y est arrivé avec les jeunes skieurs de mon équipe régionale sous un beau soleil. Le départ donné à 10h est une bonne idée, ça évite les levers tôt du dimanche. Et cette année, l'organisation a tout changé: le parcours, le kilométrage. On est passé de 14 à 17.5 km et des chemins forestiers aux sentiers à raquette étroits dans la forêt.


Sur la ligne de départ, j'ai salué les skieurs du coin aimant bien venir faire les pistes l'été: Thomas, Damien, Raphaël... L'ambiance est bonne, il y a plus de monde que l'an dernier, soleil oblige! Juste avant le départ, le président de l'US Giron nous fait sa blague pour détendre l'atmosphère :" L'homme vit plus longtemps que le cochon mais en devient un avec l'âge..."


Le sourire aux lèvres, nous nous élançons sur la route plein sud, nouvelle direction. Mais vite nous prenons à travers champs et nous descendons doucement. Je ne pars pas trop vite, je sens que je n'ai pas de super jambes, encore une fois. Avant le tunnel qui descend vers Champfromier, nous montons dans la forêt. C'est la première difficulté. Ca me tire derrière les mollets, je n'ai pas beaucoup de force mais le coeur ne monte pas trop. Je me jure de courir dans toutes les montées et de ne pas marcher car c'est ce qui me fatigue les cuisses. Je soigne ma foulée en me posant sur la pointe des pieds ce qui soulage mes mollets et me donne plus de dynamisme. Mais c'est quand même très mou.


A peine ai-je entamé la montée qu'une dame me double, il s'agit d'Anne Ruelen, un grand nom de la course à pied chez nous. Elle est grande, légère et monte comme un chamois. Moi, chevrette, ai du mal à la suivre. Je la garde un moment en ligne de mire puis reste à mon rythme et elle s'en va. Au sommet de la montée, je m'arrête pour m'asperger avec de l'eau et c'est à ce moment-là que Jean Luc me rattrappe. Jean Luc je le connais bien puisqu'on a presque fait la montée du Crêt d'eau ensemble l'an dernier et qu'on a fait connaissance ensuite. Ce matin, je vais me caler derrière lui et c'est bien grâce à lui que je vais pouvoir courir aussi bien!


Le trouver en route me redonne le moral. J'oublie mes idées noires; à cause de mon mal de jambes, je me disais depuis un quart d'heure que je devais manquer de fer et qu'il faudrait que je mange du foie de veau toute cette semaine pour me refaire une santé. Quand on sent ses muscles se serrer à l'effort, c'est le signe d'un manque de fer. Finalement, j'oublie ces tergiversations qui me flanquaient le bourdon et je me concentre sur les petits chemins forestiers étroits où les pierres se cachent sous les feuilles. Je vois Thomas qui arrête car il s'est fait mal au genou et un jeune de mon équipe qui a mal aussi. Je lui conseille de couper par un chemin forestier si ça ne va pas. Mais courageux, il finira le parcours.


Bientôt, on a la première dame en vue et je me prends à avoir peur de la rattrapper. Ca m'arrive parfois quand je sais que je ne suis pas en pleine possession de mes moyens pour poser des sacs ou tenir une allure qui me sera fatale. Je me replie sur moi-même et pendant ce temps, la concurrente file. Mais là, grâce aux encouragements de Jean Luc, je tiens l'allure sur le long plat de la piste de la Biche. Je double 2 autres skieurs de mon équipe qui souffrent l'un d'ampoules, l'autre de fatigue. Je leur demande d'accrocher le train, ils le feront un petit moment. Mais eux aussi finiront. En arrivant sur la route forestière de la Pesse, Anne Ruelen est juste devant à une centaine de mètre et la distance entre nous ne bouge pas, on a le même tempo. Je maintiens mon allure, ça me va bien à ce train. Je ne suis toujours pas sûre de pouvoir la doubler. D'ailleurs Jean Luc me dit la même chose, que ce n'est pas la peine de se cramer, mieux vaut attendre la bonne opportunité.


Je ne sais pas bien ce qu'il me reste dans les jambes. On descend encore ce qui signifie qu'il faudra tout remonter... Et au moment de remonter, je me sens bien. Je n'accélère pas et je cours à mon rythme. Puis je ressens une légère fatigue dans les jambes qui passe quelques minutes plus tard. Ce sera comme ça tout le long: 15min bien, 5min moins bien. Le chemin est agréable et monte en zig-zag pas trop raide, je cours à un bon rythme. Je sens que je me rapproche mais j'ai toujours l'appréhension de pouvoir la doubler, peu sûre de moi. Et au moment d'arriver tout en haut, près de la roche Fauconnière, alors que Jean Luc m'a posé dans la montée, je vois que la 1ère dame fatigue et qu'elle prend un coup de latte brusquement. C'est le moment que je choisis pour accélérer et la doubler. Je sais que c'est le bon moment, qu'il faut accélérer pour la poser. Je rattrappe du coup Jean Luc et on entame la descente ensemble. Il y a un autre jeune de mon équipe que je double aussi. C'est une descente très raide, avant on la faisait sur une route pendant 2 km et ça tuait les jambes. Mais là, on bifurque à droite, on descend pas mal dans la forêt de sapins et on atterrit sur un chemin à flanc de montagne qui nous emmène jusqu'au village. Les 3 derniers kilomètres sont très durs et très longs! Je me retourne souvent pour surveiller mes arrières, Anne peut avoir récupéré ! C'est au moral que je termine, je ne rêve que d'une chose: m'arrêter et m'asseoir, comme au cross du Mt Blanc la semaine dernière.


Je franchis la ligne en vainqueur et je vais saluer Jean Luc qui m'attend au ravito pour le remercier de son aide et de ses encouragements. Il me dit qu'il m'a attendue à la montée du Crêt d'eau 2 semaines avant, cette course que je n'ai pas osé faire pour m'économiser avant le Mt Blanc et on en conclut que j'ai eu tort, il me manquait une course dans les pattes. Et aujourd'hui à Giron, ça allait mieux à la fin, signe que je me débride.
Je discute aussi avec Anne Ruelen qui a fait le tour de l'ain pédestre la semaine précédente. Elle m'explique que son coup de barre a sans doute son origine dans le bike and run couru la veille et qu'elle a bien senti...

Je termine en 1h35 et le premier est en 1h12. Mes jeunes skieurs ont bien couru, tous terminé plus ou moins bien mais ils ont été courageux ! Ils n'ont jamais rechigné à faire le cross, je les félicite!



Clt. Dos Clt/Cat An Code Nom - Prénom Cr Club Temps Ecart
1 1/SEN 1987 LIGIER BENOIT RUNNING 1h12:48.7
2 2/SEN 1983 SABOUL RAPHAEL SC LE POIZAT 1h15:21.7 02:33.0
3 3/SEN 1983 SCHAFER FLORIAN TRIATHLON 1h15:30.6 02:41.9
4 4/SEN 1973 GAUTHIER SEBASTIEN AMBERIEU 1h16:29.5 03:40.8
5 5/SEN 1988 THEVENARD XAVIER CSVR 1h16:50.8 04:02.1
6 1/VET1 1963 QUENIN STEPHANE BELLEY SPORT 1h17:08.3 04:19.6
12 10/SEN 1985 SABOUL DAMIEN SC LE POIZAT 1h23:51.1 11:02.4
14 1/VET2 1952 GIROD JEAN CLAUDE ASD GEX 1h24:10.8 11:22.1
15 1/JUN 1990 CARRARA SIMON CSVR 1h24:28.7 11:40.0
18 2/JUN 1990 THEVENARD JEAN MARIE CSVR 1h26:15.4 13:26.7
36 10/VET1 1960 BENONNIER JEAN LUC VIRIAT 1h35:24.9 22:36.2
37 1/VET1 1966 BURLET DELPHINE CSVR 1h35:47.0 22:58.3
40 2/VET1 1969 RUELEN ANNE AMBERIEU 1h36:37.5 23:48.8




En gras, ce sont les skieurs, belles performances !


mardi 23 juin 2009

E = mC2

Apprentissage de l'épaulé (par Guillaume)

Bio mécanique - forces - masse - inertie - énergie cinétique - énergie potentielle - allègement surpression - rotation - impulsion - énergie dynamique - système Galliléen - loi de Newton -Ca vous parle?

Je vais faire ma maligne parce que moi, ça me parle...maintenant!


Cette 3ème semaine à Prémanon s'est déroulée sous les auspices de la biomécanique, enseignée par Nicolas Coulmy, titulaire d'un doctorat en biomécanique et en plein d'autres choses aussi, directeur du département Recherche à la FFS et extrêmement intéressant dans son domaine!


En voyant le programme annonçant une semaine de biomécanique, je m'attendais à dormir la plupart du temps ou à ne pas pouvoir suivre. C'est tout le contraire! J'en redemandais et les autres aussi! Le sujet est tellement vaste, passionnant, explicite qu'on a toujours envie d'en savoir plus.

En fait, sans entrer dans les détails, la biomécanique explique les gestes techniques du skieur et nous permet de comprendre les causalités, de choisir les gestes de correction en fonction des capacités du sportif. Et si ces capacités ne sont pas suffisantes, de les développer dans une direction juste avec de la musculation.


Il nous a expliqué qu'on n'est pas obligé de corriger quelqu'un en technique, qu'il faut aussi savoir observer et savoir si ce sera objectif de corriger ou contre productif. Le coût énergétique est à prendre en compte tout le temps, le vecteur vitesse, la force d'inertie.


Cela fait réfléchir quant au discours qu'on a tous (les coachs) tenu et qu'on tiendra encore. A savoir, prôner l'uniformisation au nom du progrès, faire adopter ses propres valeurs pour le bien de ceux qu'on entraine, etc. Ce ne sont pas de mauvaises choses, on pense toujours faire de son mieux mais finalement, il faut aussi penser donner un libre arbitre à ceux dont on a la responsabilité sportive et leur montrer des choix possibles et pas seulement une seule possibilité.


Par exemple, quand on voit passer un jeune en course devant soi, on a tendance à lui demander d'augmenter sa vitesse car notre ressenti visuel ne correspond pas à ce qu'on attend de lui. Et c'est une erreur car le skieur a adopté d'instinct sa vitesse propre, sa vitesse spontanée à laquelle il peut utiliser ses forces et sa technique d'une façon optimale. En lui demandant d'accélérer, on va l'obliger à augmenter son coût énergétique et à le fatiguer plus vite que ce qu'il est capable de donner. En revanche, lui demander de skier moins en fréquence et plus en amplitude suivant le profil et le format de la course peut l'aider à moins dépenser d'énergie.Ce sont des finesses qui peuvent s'avérer tellement importantes!

On a eu un contrôle écrit en fin de cession sur une analyse vidéo. Il fallait observer 2 skieurs, analyser et diagnostiquer ce qu'on voyait puis proposer une correction étayée et détaillée. J'ai trouvé quelque chose, j'ai fait une hypothèse qui reposait quand même sur des détails concrets et que je pouvais soutenir mais j'ignore si c'est juste. En tout cas, je suis capable de défendre mon point de vue. J'espère avoir une bonne évaluation.


Mes dernières notes en physio: 12.5 et 15.5 ! Je suis contente!!


La semaine prochaine, ce sera Ralph Hyppolyte qui nous présentera son modèle psychologique pour la préparation mentale. A voir!