le blog d'une fille sportive qui réagit sur l'actualité, le quotidien avec humour et bon sens!
lundi 24 octobre 2011
BONNE NOUVELLE !!
mardi 27 septembre 2011
LIVESTRONG
mercredi 14 septembre 2011
ERIN BRONKOVICH
Pour un seul forage, il faut 8 millions de litres d'eau et 100 000 litres de produits hautement toxiques. Le forage se fait en profondeur puis en latéral et le tout sera injecté entre 1500m et 3000m de profondeur. Il faut créer une pression dans la poche où devrait se situer les hydrocarbures pour les faire remonter, si besoin est.
Le Haut Bugey se situe dans un relief karstique avec des strates calcaires ayant subi des déformations via le plissement des Alpes si bien que le sous-sol n'est pas plat, je veux dire que les strates en profondeur ne sont pas planes, en couches bien rangées comme dans un sandwich. Au contraire, elles suivent les plissements de la surface et sont parcourues par des failles, des affaissements sous-terrains, des nappes phréatiques plus ou moins grandes, des torrents sous-terrains, etc. Injecter ce genre de produits présente donc un grand danger car sous pression, les produits de toute sorte ressortiront en pleins d'endroits. Comment peuvent-ils garantir que ça n'arrivera pas?
On est habitué par les disparitions de cours d'eau qui ressurgissent à des kilomètres plus loin et il faut bien s'imaginer que les produits injectés feront le même chemin, surgissant dans le lac de Nantua, polluant les nappes phréatiques venant du Rhône qui nous alimentent en eau (des milliers de personnes) et condamnant non seulement l'avenir touristique déjà balbutiant de notre région mais également l'avenir agricole en forçant les paysans à acheter l'eau pour nourrir leurs bêtes, pour arroser leurs cultures alors que dans certains villages, ils n'ont qu'à se brancher sur la source du coin pour subsister.
Et nous condamnant tout court.
Du côté de la législation, un texte a certes été voté pour interdire l'exploitation et le forage des hydrocarbures de shistes en juillet mais quelques jours plus tard, sous la pression de TOTAL et de la compagnie anglaise qui avaient déjà signé des contrats pendant le règne de J.L Borlo, les sénateurs ont adopté en douce (à 158 voix contre 161, les 2 sénateurs de l'Ain ayant approuvés ce texte) ont donc adopté une loi pour permettre le forage. Sinon, les 2 compagnies pétrolière assigneront l'état français devant les tribunaux.
Dans les régions où les citoyens se sont opposés à ces forages, les compagnies ont déjà engagé des actions en justice pour mettre la loi en application. Ils se croient tout puissant. Alors certes une loi est passée mais pourquoi devrions-nous nous y conformer? Oui, je suis prête à désobéir à l'état car cette loi va à l'encontre du bien-être des citoyens et de leur santé, au profit des sociétés pétrolières qui, elles, ne pensent qu'à leurs profits.
On va me rétorquer que je suis bien contente de rouler en voiture, que le pétrole me rend service... Le moteur à eau existe depuis les années 60 et son concepteur a été muselé et payé pour ne jamais divulguer sa recette. Les moteurs hybrides et électriques voient difficilement le jour chez nous car la volonté est d'enrichir les compagnies pétrolières. C'est sûr que la pression est énorme sur nous : on supprime des arrêts de TGV dans les gares, les réseaux de bus sont simplistes, il faut faire des dizaines de kilomètres pour trouver un hôpital, une pharmacie, bientôt ce seront les écoles... Tout est fait dans les campagnes pour nous forcer à prendre la voiture et nous obliger à accepter au forceps, le concept de forage et d'exploitation de gazs et pétrole de shiste.
Et bien non.
Moi je dis NON. Et vous?
Delphyne Burlet
lundi 12 septembre 2011
MOBILISONS-NOUS!
Le gouvernement français laisse la société "Celtic Energie Petroleum"continuer ses forages dans l'héxagone malgré la loi interdisant l'exploitation des gazs et pétroles de shiste. Et ces derniers menacent de trainer l'état français devant les tribunaux pour rupture abusive de contrat s'ils ne peuvent pas forer comme convenu antérieurement à la loi.
Vous savez tous ce que signifie les forages : infiltration de produits hautement chimiques avec risques de pollution des nappes phréatiques à long terme, pollution et destruction des plans d'eau, lacs alentour par des résurgences de ces produits, par le biais du réseau karstique de notre région, nuisances sonores et olfactives. Et pourquoi forer si l'exploitation est interdite?
Si vous ne savez pas ce que va engendrer ce système de forage polluant, si vous avez envie de vous battre pour préserver la nature sauvage et authentique de notre territoire de moyenne montagne, de notre beau plateau de Retord, si vous voulez contrer les décisions absurdes de notre gouvernement, il y a une réunion d'information ce soir 12 septembre à Nantua à la salle l'Eden (à côté de la mairie) à 20h.
Allez sur le site du Collectif Haut Bugey : STOP AUX GAZS DE SHISTES !! lisez les news et signez la pétition !!
D.Burlet
vendredi 26 août 2011
WIE GEHT'S ?
HODGKINS LYMPHOM
mardi 19 juillet 2011
ICE TRAIL TARENTAISE VAL D'ISERE
Et c'est à partir de maintenant que la course prend une tournure différente pour moi et certainement pour beaucoup d'autres aussi. La brochure du trail disait : "Vous avez les jambes... mais aurez-vous le mental?" Ah Ah Ah... Je n'ai pas la force de ricanner, juste de mettre mes mains au chaud sous les aisselles, d'avancer un pied devant l'autre et d'arrêter de me dire qu'il fait froid. Le mental entre en effet en action sous la forme de l'instinct de survie. Comme je le disais plus haut, s'arrêter (abandonner) c'est mourir (j'exagère à peine) ou souffrir terriblement. Quitte à souffrir, autant le faire en bougeant, toujours, en avançant et en serrant les dents. L'altitude est encore plus aigüe à supporter pour les muscles, quand je lève le nez, la tête me tourne terriblement et je vacille. Le vent souffle en rafales violentes, il pleut très fort et parfois je sens quelques grains de grêle me fouetter les oreilles. J'arrête de me servir de mes bâtons car mes mains gèlent sur les poignées et je monte finalement mieux sans. François revient sur moi de l'arrière après quelques problèmes gastriques et me confirme qu'aucune autre femme ne me menace en revenant. Je suis contente de le revoir, je me faisais du souci en pensant qu'il s'était peut-être fait mal quelque part. Je lui demande de me donner un Sporténine et n'ayant pas la force de le prendre dans mes doigts gourds, il me le donne à la becquée comme à un bébé. Ca me fait du bien mais il faut quand même lutter contre le froid. Le vent c'est une chose mais quand on est trempé, c'en est une autre. Je ne pense plus à ma performance, seul l'objectif de rester au chaud me pousse à marcher vite. Les concurrents que nous croisons et qui reviennent du sommet nous disent qu'il y a encore un bout avant d'y arriver... Ne pas y penser, avancer, avancer. Eviter les chutes sur les plaques de neige glacée en dévers, ne pas trébucher quand il y a le précipice juste à côté, garder les mains serrées contre soi car le moindre écart fait entrer l'air glacé et croyez-moi ce sont des gestes vitaux!
De d à g : Christine, Virginie et moi.
Je remercie l'organisation de l'ITT pour sa générosité et sa sympathie, les bénévoles pour leur courage, Pascal Pierrain alias Photogone pour son aimable accord sur les photos et j'espère être là l'an prochain pour la seconde édition. C'est une très belle course qui mérite son appellation de plus haut trail d'Europe et c'est en cela qu'elle est attirante!
Ar'vi pa!
lundi 27 juin 2011
MONT BLANC MARATHON
On boit comme si on avait soif!
Quelques verres d'eau, une topette pour éviter les crampes en vue de la prochaine (et seule) descente et me voilà repartie. Et là, je n'y crois plus. Je pensais mettre un coup de collier jusqu'au sommet de l'aiguille mais c'est encore pire que dans la montée : ça monte à la file indienne tout doucement, mon fils de 7 ans irait plus vite, j'en suis sûre! C'est trop agaçant, je trépigne d'énervement quand je ne peux pas passer, de nouveau il faut enjamber les rochers sur le côté, demander pardon, gna gna gna... J'évite de trop couper les virages car il y a toujours des imbéciles pour s'en plaindre, pour le temps que ça me ferait gagner... Bref, vous l'avez deviné, je suis grognon contre l'allure d'escargot et surtout contre moi-même car c'est ma seule faute de m'être placée si loin sur la ligne de départ... Je n'imaginais pas les conséquences que ça pourrait avoir sur ma petite performance. Quand on veut faire un temps sur une course, il faut mettre tous les atouts de son côté !
Enfin, enfin! La descente est là et je tiens à ne pas me laisser ralentir cette fois. Je peux m'appuyer sur mes bâtons quand je saute, quand je franchis des rochers mal équilibrés, ça amortit et ça me fait moins mal aux muscles, aux genoux, leur aide est très conséquente. Suivie d'une autre concurente, nous faisons une bonne descente et doublons beaucoup de monde. C'est à partir de ce moment que je vais avoir cela en tête : doubler le plus de monde possible. Ca me rappelle mon premier cross ici en 2008 quand nous nous étions trompés d'itinéraire et qu'en retrouvant le chemin en dernière position, j'avais dû remonter presque 500 personnes! J'ai tout vécu sur ces épreuves : la bonne forme, l'erreur d'aiguillage, la craquante. Ca forge le caractère.
mercredi 22 juin 2011
LE LIEN



Autour d'eux s'entassaient des tas de bandes nouées qu'il fallait prendre garde à ne pas mélanger au risque de se retrouver avec une énorme boule de noeuds à défaire. Bertrand et sa femme Géraldine s'occupaient de mesurer la longueur et annonçaient en fin de soirée :"6.5km!" ou "7.3km!" et on s'extasiait tout autant qu'on se demandait si la distance voulue de 40km serait atteinte à temps!
Bertrand "l'apache" pendant une soirée!dimanche 8 mai 2011
CUVERY, CROSS EN FAMILLE
Dimanche 8 mai, cross de Cuvéry : Les 2 petits costauds sont de la fête cette année : mon fils EGOR et son meilleur copain BLAISE se sont alignés sur 1 km en catégorie microbe. Fiers avec leur premier dossard sur le dos, ils ont reconnu le parcours en marchant avec moi puis se sont élancés en groupe plus tard. Je ne les ai hélas pas vus car j'étais en course avec ma fille au même moment. Ils ont couru tout le long, Blaise est tombé à cause d'un croche-patte mais ils sont arrivés avec le sourire aux lèvres, ils ont eu une médaille, une casquette et Egor a même gagné une poule en chocolat noir (délicieux!) au tirage au sort!! 
Quant à ma fille Leyla, je lui avais proposé cette année, cadette en athlétisme, de faire les 13km. Bien qu'elle soit en reprise d'entrainement après la pause hivernale et qu'elle ait passé la semaine à Paris avec le centre de loisirs Aigle, elle s'est courageusement attelée au défi.
Maman et sa fifille avant de partir. (oui elle est plus grande que moi...)
Avec 2 sorties de courses à pied, j'ai dit à Leyla que son objectif sur ce 13km était de terminer en moins de 1h30. Partie dans le rythme, je lui ai conseillé de s'occuper à toujours bien souffler pour éviter les points. Au fond de la combe de Merlogne quand la route forestière monte raide, elle devait courir au train le plus haut possible. Elle n'a marché que 200mètres. Ensuite, avant le 1er ravito sur le terrain vallonné, elle a récupéré. Je regardais chaque fois sa montre pour voir à combien était sa F.C. 
Nous sommes passées aux différents contrôles toujours animés par des bénévoles sympas et habitués. Et j'ai pu prendre des photos! Là, c'est le contrôle au sortir de la forêt avec des jonquilles sur le bord du chemin, très mignon!

Un petit coup à boire et ça repart! La température était douce, ciel voilé, idéal. 
L'autre contrôle avec les encouragements à la cloche !! Merci à tous ces volontaires!
Leyla a bien avalé la partie montante au rythme que je lui avais donné, je courais à ses côtés, c'est elle qui faisait l'allure. Puis après la ferme de Retord, retour en descente sur le chemin, endroit délicat car il faut forcer pour aller vite et on a l'impression que le coeur va nous exploser dans la gorge!!
Leyla va réussir à bien s'accrocher, à se donner à fond sans avoir de point de côté handicapant et franchira la ligne d'arrivée en un temps de 1h25'44. Bravo à elle! J'étais très fière de ma fille! Elle venait d'atteindre son objectif et je ne m'attendais pas à ce qu'elle courre aussi bien, aussi vite et aussi longtemps. Quelles ressources elle peut cacher!! Sur la courbe du Suunto, on a pu voir qu'elle a fait 48min au seuil et 90% de sa course au dessus de 168. Pouls max à l'arrivée: 198.
Une petite photo souvenir avec la 1ère cadette Portefaix qui gagne en 1h17, une habituée du cross qui promet d'être une bonne séniore!!
La première femme est une anglaise SHAW qui gagne en 1h02; Bravo à elle!! Et bravo à ceux et celles (nombreuses) venus courir dans ce beau coin du Retord. Le 1er homme CHICHOUX est en 49min.
Et toujours des grandes félicitations à l'organisation dynamique, efficace et sympathique de la Valserine, du club de Bellegarde, des gens de Cuvéry-Retord. Les lots étaient superbes (séjour gratuit à Morzine), le tirage au sort intéressant avec animaux en chocolat, veste, shorts, sacs à dos, bâtons de marche à gagner. De quoi fidéliser les participants.
Les enfants reviendront c'est certain! J'ai remarqué qu'il y a beaucoup de petits puis très peu de cadets et ensuite beaucoup de séniors de nouveau. Tant mieux si les gens reviennent à la course à pied après 25ans, c'est tellement agréable !